‹ Napoléon III intimeChapitre 62 sur 114 · Notice publiée par le Monde Illuâti-é, 7 juin t8G · texte numérisé non relu

Notice publiée par le Monde Illuâti-é, 7 juin t8G

3. D'après la Revue $cientifif/ue (numéro du Tijoctobro 1889), elle présentait, en elTet, de nombreux avantages : douceur du transport; suppression du bruit, de la fumée, des chances de déraillement ; faculté d'arrêter let

mais Irop d'intérAls contraires s'opposaient à sa réalisation pour qu'elle pût aisément triompher. Elle fut toutefois reprise, perfectionnée, et expérimentée avec succès à l'Exposition (le 1889, par un de ses anciens collaborateurs, qui, croyons-nous, mourut à son tour. On assure qu'un jour ou l'autre elle aura sa revanche.

Le projet de chemin do fer à un seul rail, de Tingénieur Larmanjat, également encouragé, soutenu par Napoléon III, devait rencontrer les mêmes obstacles et s*y briser aussi.

Le célèbre cliimiste Georges Ville fut plus heureux que ces deux ingénieurs. Il put se faire comprendre ; il put rendre à l'agriculture, malgré les agriculteurs, un immense service. Mais, sans l'énergique protection de l'Empereur, y serait-il parvenu ? Ce savant « sans mandat, » et même sans diplômes, aurait-il pu jamais surmonter le mauvais vouloir de la science ofDcielle et l'inertie de la routine agricole si Napoléon III, en créant pour lui la chaire de physiologie végétale au Muséum, ne lui avait permis de propager sa doctrine ; et, en lui fournissant les moyens de l'appliquer, ne lui avait permis d'en démontrer la valeur ? » C'est en 18G0 que le champ d'expériences de Vincennes fut institué aux frais de la cassette particulière de TEmpereur... A Vincennes, ce n'est plus comme au Muséum : Georges Ville ne se contente plus d affirmer, il prouve ». Ce champ d'expériences dû à l'intelligente munificence du souverain « est Tune des plus grandioses, Tune des plus admirables et des plus fécondes créations de cette fin de siècle, qui a déjà enfanté tant de merveilles*. »

Si, pour ses propres inventions, Napoléon III s'inclinait modestement devant le veto dos autorités techniquc3, il s'y montrait moins disposé quand il s'agissait des inventions d*aulrui. En 1869, un lieutenant de vaisseau, M. Farcy, fait

tr«iuf iiif Untanément et mdi tecouMei; faculté de gravir loulet \t% rauipef, ce c|ui ditpeiiBail de ereuser des luaneli; grande économie de traction.

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