Kttvtft de NaftoUon III, I. I. p
3. • 49 Juin fg.is. — Hier, 10 juin, étant l^anniversairc de la bntaillc île Waterloo, le duc de WVIIiiij^toii avait, roinnio d'habitude, donné nn grand dincr. auquel assistait le mi. Après le diner, le ilur est allé au conrertde I.aily A.... Au moment de son entrée, cliarun s'est levé, et les cliai\teiirt ont entonné le Hule Uritauniu^ au«|uel étaient adaptées des paroles italiennes faiitiint allusion à sa glorieuse victoire. Le maréchal Sébastian! a très stdtemcut vu là nne insulte personnelle; il a pris le bras de sa femme et il est sorti. » Lord Malmesbury, Mémoii^s d'un ancien i/iinti/re. — Si ce
ci so montrait exigeante et rèche. En Belgique, en Orient, en Italie, en Suisse, au Maroc, en Grèce, nous apercevions ou devinions toujours sa main, cherchant à nous jouer quelque tour. Lorsqu*à propos des mariages espagnols la France voulut désarçonner sa trop pesante alliée, celle-ci passades mauvais procédés à Toffense : on ne peut qualifier autrement Tacte de son ambassadeur à Paris, lançant des invitations pour un bal et faisant réclamer à notre ministre des Affaires Étrangères celle que, par erreur disait-il» on lui avait adressée... Quand Napoléon III fut sur le trône, TAngleterre, même aux heures de désaccord, ne songea plus à nous traiter aussi cavalièrement. Nous ne voulons pas dire qu'elle ait dû se résigner alors au rôle inférieur qu'elle nous avait jadis imposé, — c'eût été en tout cas un cheval bien ombrageux, bien rétif; — mais ce que nous pouvons affirmer c'est que jamais, en aucune occasion, ce rôle ne fut plus le nôtre.
La guerre, dont l'alliance franco-anglaise était le prélude, ayant eu lieu, quels en furent les résultats? Selon notre habitude nous n'allons pas le demander aux thuriféraires du régime impérial, mais aux historiens les moins disposés à l'encenser. « Le cabinet des Tuileries, — disent-ils, — prenant le rôle de défenseur du droit public européen... avait infligé à la Russie Tisolcment diplomatique que celleci avait prétendu provoquer pour lui-même* ». La coalition « qui s'était formée en 1840 contre Louis-Philippe se reformait aujourd'hui contre lui, sous Timpulsion de Napoléon III... La politique russe était ramenée de cinquante ans en arrière* ». Et qui en profitait? La France, à peu près seule : « L'expédition de Crimée avait changé la face du monde... Kn séparant l'Autriche de la Russie, en rapprochant la France de TAngleterre, elle avait fait disparaître le
n'étnll pAi une iiiiiiUc, r'éUil au rooini un manque d'é^ardt, dont Tamhatin<lciir de Krarire avait le droit de te plaindre.