‹ Napoléon III intimeChapitre 72 sur 114 · lloriiA!>i, Soutrnin Hiplomnlique · texte numérisé non relu

lloriiA!>i, Soutrnin Hiplomnlique

dprniei* souvenir de la Sainte-Alliance' ». Elle n'avait pas

«^nlomcnt rompu la Sainte-Alliance; elle avait amoindri

or. détail les puissances qui la composaient : « Le gouver-

n^TTïont impérial avait révélé à l'univers le secret d'une dou-

\v fiiihlosse, en frappant du même coup le prestige de

^t^dotorre et celui de la Russie. Il avait annulé la Prusse,

«ir>f^.:5<^« comme par grftce, à signer les actes de Paris sans

i^s'cr pArlioipé à leur négociation. Il avait compromis l'Au-

«>No. on rendant à cette cour l'ingratitude plus périlleuse

:N^;^r revenir qu'elle ne lui avait d'abord été profitable...

^\«nijii!i pouvoir n'avait conquis une position plus forte au

sU^hors^'».

IV cette position si forte, Napoléon III ne va-t-il pas .UmHor? Ses alliés, à qui le succès remporté en commun prtttltnit beaucoup moins qu'à lui, se le demandent avec 4Uol(|UC émoi. Lord Malmesbury écrit, le 21 octobre 1855, <\ l.ord Stanley: « Ce que je redoute, c'est que, la guerre lorminéc, il ne veuille pas rappeler ses armées, sans avoir quelque conquête à présenter à ses compatriotes. Voudra-t-il («andie ou Chypre? Je ne sais; mais ce que je sais c'est que personne ne pourra l'empêcher de faire ce qui lui plaira. » Ce qui lui plaisait ce n'était pas de prendre Chypre ou ('andie ou n'importe quel autre territoire, c'était simplement de faire sentir à la Russie, sous les yeux de l'Europe, la force et la générosité de la France. L'Angleterre eût souhaité un résultat plus solide ; et déçue par la magnanimité de l'Empereur, qui nous assurait l'amitié de la Russie, elle n'osait toutefois s'en plaindre trop vivement. c< La paix fut signée le 30 mars, jour anniversaire de l'entrée des armées coalisées à Paris. Les puissances qui, en 1814, étaient venues affirmer les défaites de la France dans sa

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