Séance du 2i mars
chasser rAulricho do Tllalie; TAnglelcrro eslimo qu*olle y doit rester; son ministre des Affaires Étrangères écrit ofûciellement : « Nous ne consentirons à aucune modiûcation aux arrangements territoriaux de 1815' ». — La France, après la campagne de 1859, veut s'annexer, si les populations y souscrivent, le comté de Nice et la Savoie; TAngleterre, qui ne s'est jamais rien annexé, trouve notre prétention exorbitante : « La Chambre des Lords est, en grande majorité, hostile à la France; il y a eu nniolle général contre cette cession'. ». — La France, après avoir affranchi partiellement ritalie, entend protéger le Pape; l'Angleterre, devenue plus dévouée que nous aux intérêts italiens, prétend nous faire évacuer Rome. — La France va au secours des chrétiens do Syrie, dont elle est la protectrice naturelle ; rAngleterre, comprenant peu qu'on fasse a la guerrre pour une idée », ni pour un sentiment, nous suppose quelque arrière-pensée de conquête en Orient et nous y voit rester avec un vif dépit.
Sur aucun de ces points la France n'a cédé aux injonctions do rAngletorro. Le canal de Suez a été entrepris; la guerre d'Italie a eu lieu; les arrangements territoriaux de 1815 ont été modiGés; Nice et la Savoie sont devenues des provinces françaises, et, ^ nouveau déboire pour nos voisins, — la Russie Ta pleinement approuvé'; nous n^avons quitté la Syrie qu'à notre heure, après avoir garanti par une convention la sécurité des chrétiens; nous sommes restés à Rome jusqu'à ce que les llaliens se fussent engagés parla convention du 15 septembre 1865 à y renoncer; et en signiOant au cabinet de
i. Dé|)èche du 7 Jantier 1859 à Lord Cowley, ambassadeur d'Angleterre à Paris.