Con^npondance de M. Tfiouvenel, t. I, p
2. En septembre 1859, Mgr Diipnnloiip consacrait d rci deux expétiitions une lettre pastornlo pour signaler l'importance de ces cauipagnei, • préparant pour un prtichain et magnifique avenir les conquètoi paciflques et immortelles de la foi et de la charité •. Elle se terminait aloil : « Voilà, mes très chers frères, ce qui excite notre Joie et ce qui doit inspirer Teuthousiasme de nos cantiques d'actions de grdce ».
LA DIGNITÉ NATlOiNALB Ml
j*cusse connus pendant ma longue vie*. » Un Italien, Massimo d'Azeglio, devait dire, peu après, lui aussi : <c Mon idée Gxe est que, dans l'histoire, le neveu aura le dessus sur Toncle... BecUi voi francesi becUi tout le monde qu'il y ait un pareil homme à la barre' I » Sans pousser jusque là 1 éloge, sans lui attribuer sur Napoléon I*** une supériorité à laquelle sa modestie était si loin de prétendre, — dans sa lettre au prince Napoléon il se déclarait lui-même un « pygmée » auprès du grand Empereur, — tous les princes, tous les ambassadeurs, tous les hommes d'État, qui avaient traité des grands intérêts européens avec Napoléon III admiraient la profondeur de ses vues et l'élévation de ses sentiments. Le prince de Metternicb, à l'issue du Congrès de Paris, le définissait dans une lettre au U"** de llQgel « la raison cristallisée'». Le comte de Beust constatait, dès ses premières relations avec lui, ce qu'après sa chute il a dit, dans un livre assez malveillant d'ailleurs : qu' « on pouvait compter sur sa parole quand il s'agissait de traités internationaux, n Au moment où l'on signait le traité de Paris, le duc de Mortcmart, — le ministre in eoiiremisàe Charles X, son ancien ambassadeur à Saint-Pétersbourg, devenu sénateur de l'Empire, — avait écrit au maréchal de Castellane, son ami : « Voici une belle paix ! Et ce dont je puis vous assurer c'est que mon voisin de tente pendant la guerre des Balkans, en 1828, OrlofT, est dans l'enthousiasme de notre Empereur, il le proclame l'arbitre du juste et du vrai dans le monde \ >»
Cette autorité morale, ce prestige. Napoléon II! les devait surtout à cette faculté dominante que nous avons souvent signalée et grâce à laquelle il restait toujours assez maître de lui pour ne pas abuser de ses succès au dehors
t. Métnoirtt politiquet, I. IV. p. 61.
â. Corrtêpondanct poUiique de Massimo d'AicgIio, p. 181.