‹ Napoléon III intimeChapitre 81 sur 114 · idem^ p. 1S · texte numérisé non relu

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« une très profonde impression*. » Sans Taltendro au lieu fixé pour, leur rencontre, Napoléon III va galamment audevant du souverain vaincu; dans l'entrevue qu*il a avec lui « il passe en revue les motifs qui doivent engager l'Autriche à conclure la paix, dont la France facilitât le rétablissement par autant de modération que de condescendance'. » Aussi TAutriche, comme la Russie, pardonnant à ce vainqueur généreux et courtois, était-elle prête, elle aussi, dès le lendemain de sa défaite, à devenir son amie.

Les princes à qui la guerre ditalie avait été plus funeste encore, à qui elle avait coûté leur trône, semblaient devoir en garder plus de rancune : même à ceux-là, du moins à certains d'entre eux. Napoléon III sut, par ses procédés, sa bonne gr&ce, inspirer de tout autres sentiments.

En envoyant sa flotte devant GaCte, où la révolution, fomentée par le comte de Cavour, venait d*acculer François II, Napoléon III avait permis à ce malheureux roi « de relever aux yeux du monde l'honneur de sa couronne, service qui dépassait tous les autres et dont rien ne pourrait effacer le souvenir » : c'est François II qui le déclarait luimême au duc de Gramont', — après en avoir directement exprimé sa reconnaissance « la plus vive et la plus profonde » à l'Empereur. Aussi est-ce à ce dernier quMl s'adresse, avec une affectueuse confiance, pour lui rccomm«'inder « le sort de sa famille », iniquement dépouillée de ses biens personnels. Napoléon III intervient officiellement, puis officieusement auprès de la cour de Turin pour faire

1. Le chevalier Dkbiiauz, Im Paix de Viliafhtnca, p. 23. —«Napoléon III u prouvé plus d*unc fois son esprit chevaleres4|uc. Ln lettre (|U*il écrivit à rEuii>ereur d'Autriche pour lui offrir la paix est un pur chef-d'œuvre de haute gentilhominerie. • Arsène lloussaye, Confesgionn. — « L*euipereur François-Joseph a pani réelleuicnt toucht; de la ui«)dération et de la ^riiérusité do notre KuipenMir et a exprimé ses sentiments en tenues très généreux. U aurait niAuie employé le mot do reconnaisêance dans une lettre autographe que le général Kleury a rapportée à Napidéoo 111. • ContMpondance du yénérai Ducrot^ t. !«', p. 358.

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