‹ Napoléon III intimeChapitre 84 sur 114 · La Hoche foucauldf Mémoires · texte numérisé non relu

La Hoche foucauldf Mémoires

rnclèrc d'une idée fixe ; il croyait que le seul moyen d'asseoir rilalie, de la délivrer des mains des révolutionnaires, el en même temps de sauver la papauté, c'était d'obtenir l'abandon de Venise; Venise à ses yetix devait sauver Ronie ' ». Or, il avait si adroitement négocié sur ce premier point, que rAutriche s'était engagée, à lui céder en tout cas, qu'elle fût victorieuse ou vaincue, la Vénétie.

Mais du conflit qui allait éclater en Allemagne il attendait d'autres résultats. Il avait donné à son alliance un tel prix que chacun des deux antagonistes la convoitait ardemment : c( On ne saura sans doute jamais, a écrit le général I^ Marmora, les propositions, les cajoleries et les offres avec lesquelles les ministres d'Autriche et de Prusse montaient chaque jour l'escalier des Tuileries ». La puissance A laquelle il eût donné son concours étant assurée de la victoire. Napoléon III pouvait lui imposer ses conditions. Mais l'opposition ne voulait pas qu'il tirût Tépée, qu'il pût inéine en faire le geste. M. Thiers, qui s'insinuait peu à peu dans la majorité comme un coin, pour la disloquer, combattit violemment toute velléité de guerre : « son éloquente protestation en faveur de la paix » provoqua dans la chambre « une véritable manifestation »; elle eut dans le pays « un énorme retentissement », et, « par l'action qu'elle exerça sur Topinion elle gêna les résolutions du gouvernement... Dans les sphères gouvernementales on ne voulut y voir qu'une manœuvre perfide ayant pour but de paralyser Tempcreur dans Texécution de ses desseins ' ». Et, quand on se rappelle le mot dit par M. Thiers à J. Richard, — qu'il ne voulait pas « que TEmpereur pût faire une guerre heureuse', — on a le droit de croire que les « sphères gouvernementales » ne se trompaient pas. La manœuvre réussit pleine-

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