‹ Napoléon III intimeChapitre 85 sur 114 · I. G. HoTMAii, La Politique françûiêeen IIM, p. SA · texte numérisé non relu

I. G. HoTMAii, La Politique françûiêeen IIM, p. SA

i. G. RoTUAN, La Politique fmnçaiêe en ti$4^ p. 125.

3 Moi ronAriiié par un U>ut tciublablr, dit aiii eaiii de SehUogr nbarb, à M. Griïrkrn, l'éditeur du Journal de C Empereur Frédéric ^ et que M« (flciïrkril a cité dan» un autre ouvrante.

NAPOLÉON m INTIMK

nient. Napoléon III épancha dans le discours d'Auxerre» son amortunie contre ceux qui voulaient faire « des traités de (81 S Tunique base de notre politique extérieure ». Mais, bien résolu à ne jamais heurter le sentiment du pays , il so sentit désarmé * et « paralysé par Topinion publique, nue le discours de M. lliiers avait soulevée », il dut laisser « les événements suivre leur cours, s*en remettant A son autorité morale pour les diriger * ».

Même de cette attitude, provisoirement passive, il attendait d^ailleurs un profit. Sa neutralité avait une valeur appréciée par les futurs belligérants, qui s*engageaient à ne régler qu'avec lui les conditions de la victoire. Napoléon III, connaissant de longue date Torganisation militaire de la Prusse, inclinait, — comme deux généraux, qui Pavaient récemment vue de près, — à croire qu^elle serait la plus forte. Tous les autres généraux, consultés à cet égard, lui exprimaient nettement l'opinion contraire : « L'Empereur s'inclina devant l'opinion des généraux les plus expérimentés » proclamant « la supériorité incontestable des années autrichiennes sur l'armée prussienne, qui, disaient-ils, manquait de consistance'. » Presque tout le monde en France, presque tout le monde en Europe pensait comme eux. Les Italiens, bien qu'alliés de la Prusse, ne comptaient guère

i . M. Nigra écrivait alors à son gouTcmement : « I^ perspcctire d*agrandissciueiits considérables ne {tarvient pas à décider i'euiperciir à entrer en guerre contre le vwu du pays, après les manifcstntions du Corps législatif. • — A la suite du discours d'Auxcrrc, M. de Pcrsigny avait écrit d l*Euipercur cette lettre originale :

m Paris, 1 mai 1866.

• Sire, • Bravo ! Hravo ! Hravissimo !

« De Votre Majesté, etc. ..

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