‹ Napoléon III intimeChapitre 89 sur 114 · Ibib. Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibib. Ibidem, p

4. « L'KiiipertMir, érriviiit le prince All>crt, en ISfii, après rcntreviie de Hoiilûf;iic, ne permet pas à ses niinistren île se réunir et de discuter des sujets importants en dehors de su présidence. Cest avec lui seul qu*ils Tout les airaires; il dit rarement à Tun ce qu'il a pensé avec l'autre ■. De là des divergences de vue dont mdre ambassadeur à Uerlin (eo 1866!)

dilTôrciilcs, bien dilTércnlcs, comme, A chaque poge d*ail- Icurs, il nous fournil l'occasion de le constater.

Napoléon III en elTet avait voulu faire, après Sadowa, une démonstration militaire; il Tavait même décidée : mais on Ty avait fait renoncer. A cette heure de crise où il eût fallu (c une unité d'action absolue », il s'était vu « soumis à des influences multiples, rivales, passionnées'. » Tout se décidait « sans esprit de suite, dans les discussions hûtives, improvisées du conseil » (il y en avait donc un ?) « sous la pression dune opinion mobile et capricieuse*. » L'Empereur c( manquait d'autorité pour vaincre les résistances de la chambre, et même de la majorité du conseil... Les ministres, si obéissants autrefois, comptaient moins avec sa volonté qu'avec les exigences de l'opinion publique*, » non pas de cette opinion moyenne des masses silencieuses, dont l'Empereur avait su si bien s'inspirer jadis, — mais de cette opinion nerveuse, agitée, bruyante qui se manifestait par la tribune et par la presse.

Avec celle-ci, les ministres après tout, dans les nouvelles conditions du gouvernement, n'étaient-ils pas tenus de compter? Le plus important d'entre eux, M. Rouhor, « était amené à subordonner tout aux dispositions des chambres, à ses succès oratoires qui lui permettaient de vaincre les résistances et d'assurer la majorité aux demandes du gouvernement. Ces compromissions incessantes avec l'opinion publique étaient dangereuses, appliquées à la politique extérieure \ » Assurément! Mais, ce danger, qui n'existait pas dans la période de l'Empire autoritaire, était le résultat naturel du régime, plus libéral, qui l'avait remplacé.

Les députés, contrôlant s'ils ne la dirigeaient encore, la

l'imuivait forcément le rontrc-euup. • {La VolUique pxmçaiêe en ttéSJ, |i. 316.

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