‹ Napoléon III intimeChapitre 98 sur 114 · A. MgLii, Wilhelmêhahê^ p · texte numérisé non relu

A. MgLii, Wilhelmêhahê^ p

t. id. Ibid, p. 119.

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— OÙ Ton ne cessait d'être d'accord, — nous allons montrer si cette odieuse accusation était fondée; si de tous les membres du Gouvernement, de tous les Français, Gambetta n'était pas le dernier qui dût la formuler.

« Il ne s'agit pas de sauver la dynastie, il s*agit de sauver la France » : depuis la défaite de Reischoffen jusqu'à son départ des Tuileries, l'Impératrice, — traduisant la pensée de l'Empereur, qu'elle connaissait bien, — n'avait cessé de le dire. Elle continue à le dire, en Angleterre comme à Paris, et, par tous ses actes, à prouver qu'elle le dit sincèrement. Dès le 13 septembre, elle écrit à l'Empereur de Russie : « Si j'ai bien compris les rapports adressés par notre ambassadeur, le général Fleury, Votre Majesté écartait à priori l'idée du démembrement de la France. Le sort nous a été contraire. L'empereur est prisonnier et calomnié. Un autre gouvernement a entrepris la tâche que nous regardions comme notre devoir de remplir. Je viens supplier Votre Majesté d'user de son influence afin qu'une paix honorable et durable puisse se conclure. Que la France» quel que soit son gouvernement, trouve chez Votre Majesté les mêmes sentiments qu'elle nous avait témoignés dans ces dures épreuves ^ » L'Impératrice adressa la même prière à l'Empereur d'Autriche, lui disant encore : « Votre Majesté comprendra que ma seule préoccupation est la France et que c'est pour elle seule que mon cœur éprouvé fait des vœux. »

1. Après aToir, le premier croyont-noui, publié cette lettre dans ton Histoire de la Diplomatie du Gouvernement de la Défense Nationale^ àl. J. Valfrey disait: «... Loin de subordonner sa conduite k des intérêts dynastiques, l'Impératrice en faisait le sacrifice le plus complet, afin de ne pat nuire à la défense nationale et de lui laisser toute liberté d'action.... U n'y aura qu'une voix dans l'opiuion publique pour rendre hommage à l'élévation et à la droiture des sentiments exprimés dans ccttre lettre. • Bien que la Cour de Russie ne criU pouvoir se rendre à l'éloquent appel de l'Impératrice elle en avait été fort émue : Cette émotion se traduisait par l'accent avec lequel la czarine disait à la comtesse Fleury, prenant congé d'elle : « L'Impératrice vient d'adresser an ciar une lettre admirable. »

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Oui, c*cstpourln France, pour le succès do ceux qui la défendent maintenant, que les souverains, détrônés et, chaque jour, outragés par eux, font des vœux ardents, dont la réalisation, — ils le savent bien, — leur enlèverait la dernière chance de restauration. De Chislehurst Tlmpératrice écrit à la C^*^ Vandal : « Que Dieu donne une victoire à Tarmée de la Loire et je serai consolée de toutes mes douleurs. » Près d'elle, le Prince Impérial dit avec élan : « Que Trochu sauve Paris, et je lui pardonne '. » Et pendant ce temps, â Wilhemshœhe, on suit avec la même anxiété les opérations des armées républicaines : « Quand un télégramme annonçait une sortie de Tarmée assiégée à Paris, ou qu'une bataille était attendue sur un point quelconque », l'Empereur et les généraux qui Tentouraicnt, f< courbés sur des cartes, calculaient, discutaient les probabilités, où leur patriotisme s'accrochait â un vague peut-être?* »

Les exilés ne se bornent pas seulement à faire des vœux platoniques pour le Gouvernement de la Défense ; ils sont prêts à lui venir en aide : ils ont bientôt une occasion de le prouver. Rnzaine, voyant échouer ses combinaisons personnelles, envoie un de ses lieutenants à Chislehurst. L'Impératrice repousse les offres qu'il est chargé de lui transmettre. Informée par le prince de Metternich que le gouvernement de Tours est fort inquiet de ces pourparlers, elle répond que c'est une injustice de plus, qu'elle désire autant que qui que ce soit, sauver la dernière armée régulière. Puis, par la même voie, elle fait savoir àTours ce qu'elle vientd'apprendre : que les vivres manquent, à Metz, que la reddition de la place (c est une affaire d'heures >»; qu'il faut donc se

1. M. Rouher, réfugié A Twickrnham. d*où il te rendait louireiit A Gbit* lehurtt, écrivait, de ton côté, le 7 décembre. A Granier de Cattagnae : ■ La rétignnlion rt le lilcnco étaient un devoir patriotique vit-à-vit de la Défcnnc Nationale. La délivrance de la patrie eût été le bien tupréme; tout devait ôtre tacriHé â celte espérance. Pour mon compte. Je me serait incliné, je m'inclinerais devant tout p4iuvoir, devant tout borome auquel je devrais l'expulsion des Prussiens. Maifi, bêlas I nos cbancaa t*évanouitaeiit graduellement! ■ Soin?enir$ Ju êecond Empire^ L III, p. 195.

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