PREMIÈRE LETTRE
« Madame, « La gracieuse bienveillance que Votre Majesté m'a témoignée rne donne l'espoir que vos bons offices obtiendront de l'Empereur une décision qui est devenue si nécessaire et si urgente dans la cruelle position où je me trouve. Je craindrais de fatiguer Sa Majesté l'Empereur par le détail des raisons qui me paraissent de nature à pouvoir influencer sa magnanimité. Je me plais à croire que votre bonté y suppléera, et que vous voudrez bien rendre justice à la gratitude de celle qui est, Madame, votre obéissante servante,
« Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon,
« Douairière d'Orléans.
« 28 mars 1815. »
DEUXIEME lettre
« Madame, a L'intérêt dont Votre Majesté a bien voulu me réitérer le témoignage dans son aimable lettre du 29 mars, me con-
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firme l'espoir que l'Empereur adoucira bientôt ma si cruelle position. Le ministre des finances l'ayant mise sous ses yeux, il sera bien consolant pour moi de devoir à la générosité de l'Empereur et à votre obligeante entremise d'obtenir ce que ma position, dont je ne pourrais assez vous exprimer la gêne, sollicite si instamment.
« Agréez encore une fois, Madame, l'expression des sentiments qu'offre à Votre Majesté sa servante
« Louise-Marie-Adélaïde de Bourbo'-Pesthièvre,
» D.-D. dOrléans.
« Ce 1 avril I8I0. w