REAL
Oserons-nous rattacher aux journalistes-fonctionnaires cet ancien jacobin, prescripteur des girondins, procureur de la Commune, ami de Méhée, devenu comte du nouvel Empire, conseiller d'État, policier émérite, valet à tout faire, vautré dans la plus plate courtisanerie ?
Bonaparte était allé le chercher dans le journalisme où il s'était signalé, à défaut de talent, par la souplesse et la complaisance.
Réar avait fait son stage de journaliste, aprë» Thermidor, dans le Journal des Patriotes^ pour le compte de Barras et de Tallien.
Après Vendémiaire, il fit, dans ce même journal^ une vigoureuse campagne en faveur du général. 11 prit, à la suite de Brumaire, du service dans l'administration et dit adieu au journalisme.
Ce commis, prêt à toute besogne, obéissait ponctuellement aux ordres de son maître, sans jamais, interroger sa conscience, en supposant qu'il en eûtune. Il a sa part de responsabilité dans l'exécutioa du duc d'Enghien.