SCÈNE lïl
LES MÊMES, FRÉDÉRIGH.
FREDERICK , entrant précipitamment.
On n'est pas plus étourdi que moi. . . Bonjour, M. Walder, bonjour , ma jolie fiancée.
VVALDER.
Eh bien î monsieur l'amoureux , comment allons-nous ce soir ? sommes-nous toujours sérieux , sentimental , mélancolique?
TRÉDÉRICH.
Monsieur Walder, il me faut tout de suite de l'eau-de-vie, du feu, du tabac, douze bouteilles de bière. Voilà ma mélancolie de ce soir.
CLÉPJENCE.
Je vois ce que c^est: vos amis , les étudians de l'uni versîté...
FRÉDÉRICH.
Oui, cVière amie , c'est mon tour de les recevoir aujourd'hui , et, tout occupé de mon bonheur, j'ai oublié de faire préparer. . . Aussi, Clémence , c'est votre faute; je ne peux que songer à vous. {S' approchant d'elle^ et lui prenant les jnains. ) Comme vous voilà jolie ! que cette mise simple est élégante! qu'elle vous sied bien!. . . En vérité, Clémence, vous me faites trop d-'envieux.
CLÉMENCE, retirant ses mains.
Il ne s^agit pas de cela , Monsieur. Voyons, dites ce que vous voulez. A quelle heure viendront vos amis?
FRÉDÉRICH^
Ils devraient déjà être ici , je les ai rencontrés au détour de la rue.
CLÉMENCE
Comment! et vous êtes là à due des folies, au lieu de vous hâter? ô Tétourdi ! ... A quoi songez-vous donc?
WALDER.
Ma (ille 5 voilà une question bien coquette. A qiioi il songe, c'est peut-être à moi.
CLÉMENCE
Mon dieu , mon père, laissez-le moi gronder un peu; je r{en âî pas souvent Foccasion. ( Elle court vers la porte.) Je vais vous envoyer tout ce que vous avez demande'. {Elle soH»)