‹ Napoléon, ou, Schoenbrunn et Ste.-HélèneChapitre 42 sur 57 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

NAPOLÉON, LE GRAND-MARÉCHAL

NAPOLÉOM.

Asseyez-vous là , maréchal, je vais dicter. ( Le maréchal

s^ assied près de la table ai^ec tristesse,) Allons, voyons, quittez cet air chagrin.

LE GRAND-MARECHAL

On ne renonce pas, sans peine , à un dernier espoir.

Où en étions-nous restés hier ?

LE GRAND-MARECHAL

^. Votre Majesté avait commencé à tracer quelques portraits de ses contemporains. • . elle s'était arrêtée à Masséna.

NAPOLÉON , dictant^ pendant que le maréchal écrit. « Masséna. • • grand déprédateur, mais guerrier intrépide , » heureux; c'est FEnfant chéri de la Victoire... Désaix : les » Arabes l'avaient surnommé le Sultan Juste. Les Bourbons , » famille usée; leur alliance avec l'étranger les a frappés de » réprobation. • • Le duc d'Orléans : celui-là a su profiter des » leçons du malheur. . . il n'a jamais porté les armes contre la » France. • . Ney ; le brave des braves ! . . . » {^ A lui-même ) Et ils l'ont tué ! . . • « Bourmont ! c'est une de mes erreurs ...»

Page 1