‹ NapolineChapitre 10 sur 75 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Eh! quel secret, bon Dieu, jeté dans une vie!

Napoline soudain de rêves poursuivie,

Voit changer tout son coeur. — Sa tête s'alluma.

Le vieillard tant pleuré , que jadis elle aima Avec un saint respect, n'est plus pour elle un pcrej C'est le mari trompé d'une femme légère.

Elle se rappelait les fêtes d'autrefois.

Et l'Empereur chéri, ses gestes et sa voix.

Il lui souvint qu'un jour il dit, s'approchant d'elle :

(( Allons, regardez-moi; l'on dit, Mademoiselle, w Que vous me ressemblez, n

Et puis bien tendrement

a8 NAPOLINE.

Il l'aviut embrassée.

Ojoie, enchantement!

Cette main qui tenait entre ses doigts le monde , Un jour a caressé sa chevelure blonde; Napoline a senti sur son front enfantin Ces lèvres qui donnaient des ordres au destin. 11 a vanté sa grâce et sa beauté gentille; Et, lorsqu'il l'embrassait, il a pensé : « Ma fille! »

Oui, cette idée a du troubler tes jeunes ans; Elle a dû te dicter des rêves séduisans , Napoline! souvent, dans tes désirs de gloire. Pour son jeune Héritier tu rêvas la victoire. Tu ne prévoyais pas qu'il serait rappelé Comme toi, jeune à Dieu.... qu'il mourrait exilé;

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