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CHAPITRE PREMIER. aS

Le dégoût qu'il inspire est un contre-poison;

Il se nomme du moins...; mais ce froid badinage,

Parfum empoisonné qui flétrit le jeune âge,

Ce dédain gracieux jeté sur la vertu,

Cet ennemi charmant, sans avoir combattu.

Triomphe!... et nous rions encor de sa faiblesse.

Quand sa main nous atteint et cp^iand son fer nous blesse.

Nous ne reconnaissons le mal cpi'après la mort.

Ainsi ma pauvre amie a vu flétrir son sort Par cet homme léger, dont la froideur amère Ne lui laissa chérir ni le Ciel ni sa mère. Sa mère! qui mourut si jeune et par amour!

« Ta mère, mon enfant, lui disait-il un jour, « Elle était, comme toi, douce , mais un peu folle.

i6 NAPOLIJNE.

(( L'Empereur, ton parrain, était sa seule idole j

(( C'était, dit-on, la mode alors mais aujourd'hui

(( Tu ferais bien, crois-moi, de moins parler de lui : « Après tous les propos qu'on a tenus sur elle....

« Et cette ressemblance Oh ! mais, tu deviens belle!

« Oui, je veux te mener au spectacle demain. »

Et puis il s'éloignait et , passant son chemin ,

Il laissait une enfant avec cette pensée :

« L'Emperem* est mon père ! ... »

0 faiblesse insensée !

Ne pas voir qu'il troublait l'esprit de cette enfant ! Lui livrer un secret dont rien ne la défend !

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