‹ NapolineChapitre 11 sur 75 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Que ces Français, jadis si fiers de sa naissance. Qui de son berceau d'or encensaient la puissance, Indifférens un jour, ne verraient dans sa mort Qu'un gage de repos , un heureux coup du sort , Et que lui , dont Paris célébra le baptême , Lui! ! du nom d' étranger subirait l'anathéme !...

C'est qu'il faut être vieux pour prévoir les ingrats; Seule prévision qui ne nous trompe pas !

Cette prompte lueur, ce dangereux mystère, En exaltant son âra.e ardente et solitaire , Pour Napoline, hélas! fut un tourment de plus.

Son oncle l'accablait de sermons superflus;

3o NAPOLINE.

Il nommait son lirillnnt esprit de la folie; Il se moquait tout haut de sa mélancolie , Dénonçait ses talens comme autant de travers, L'accusait devant moi! d'avoir rimé des vers; Lui vantait les vertus qu'il permettait aux femmes , Et noyait ses sermons dans des flots d'épigrammes. Pour ramener au vrai c'était un sot moyen. Oh! qu'il était bavard! Il nous ennuyait bien !

Enfin , il découvrit qu'Alfred et Napoline S'aimaient. Un amour pur aisément se devine. Alors il redoubla de ruse en ses discours; De sa plaisanterie il reprit l'heureux cours. D'Alfred il critiquait l'esprit et la tom-nm^e; 11 l'appelait « Marin! » croyant dire une injure; Mais comme on l'écoutait presque indifféremment. Plus cruel , il niait son tendre dévouement ;

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