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CHAPITRE DEUXIÈME

Ainsi, les cœiu-s taillés pour de grandes vertus Ne peuvent s'abaisser à des jeux superflus ; Ils traînent dans l'ennui leui^s heures indolentes. Tel le chamois captif vit au Jardin des Plantes : On le voit tout le jour couché sous les rameaux ; — C'est le plus paresseux de tous les animaux.

Pour ces coeurs exaltés l'amour est une proie. Et Napoline aimait avec ardeur et joie. Elle avait tout placé sur cet attachement ; Elle aimait comme on hait, — toujours, assidûment. C'était plus qu'un amour, c'était une pensée. Un champ vaste où son âme ardente était lancée Un de ces maux rongeurs qui ne pardonnent pas. Elle ne pouvait plus revenir sur ses pas.

5o NAPOLIINE.

Lorsqu'on a mis sa vie en un rcve de llammes , Lorsqu'on est possédé par le démon des âmes , A de froids sentimens on ne peut recourir. Elle, ne pouvait plus qu'être heureuse — ou mourir

Hélas ! qu'elle eut été douce et charmante heureuse !

Comme elle eût animé sa vie aventm-euse ! Que la joie eût donné d'élan h son esprit! Le i*énie est si franc quand il joue et sourit ! Dans ses rêves de feu son âme était si belle ! On devenait poète en causant avec elle.

Je n'oublîrai jamais l'éclat de ses beaux yeux, Le jour qu'elle arriva, le cceur libre et joyeux, M'annoncer en riant sa subite fortune.

En cette occasion , une femme commune.

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