CHAPITRE DEUXIEME. 5g
Il va venir près d'elle, inquiet, empressé....
Mais ce vaste salon, Alfred l'a traversé,
Et Napoline voit que son regard l'évite....
Et c'est une autre femme , une autre qu'il invite !
(( Cette femme , du moins , est-elle jeune ?
— Non, Mais elle est h la mode; elle porte un grand nom :
C'est la duchesse de
— Celle de qui —
— La même.
— Elle cherche à lui plaire, et vous croyez qu'il l'aime? — 11 n'en est pas épris, non, mais il est flatté;
6o NAPOLINE.
Il l'aime comme on aime avec la vanité!
Ce n'est pas un amour, ce n'est qu'une conquête ;
Mais cela suffit bien pour lui tourner la tête.
Elle valse avec lui, maintenant Regardez,
Cette petite femme aux traits fins, mignardés, Coiffée en Béarnais, avec ce blanc panache; Vojez-vous?...
— Pas encor ; ce gros Anglais la cache. Je la vois ! . . . Elle est maigre et sèche à faire peur ! . . . Ce marin défrisé, c'est Alfred?
— Son valseur.
— 11 est plus pâle encor que sa cravatte blanche; 11 a l'air d'un noyé....
— Qui valse avec sa planche. »