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CHAPITRE DEUXIÈME

Pour danser —

— J'en mourrai ! Ma vie est dctlorée. » Elle tremblait si fort qu'il lui fallut s'asseoir.

(( Madame de Cherville est bien belle ce soir.

— Oui, dans ses faux cheveux, cette flem^ naturelle Est d'un effet charmant Monsieur, la pastourelle. »

Et sa bouche affectait un sourire moqueur,

Et ses pleurs dévorés retombaient sur son cœur.

Oh ! que le désespoir est affreux dans le monde ! Qu'il est lourd d'y traîner une douleur profonde ! La contrainte est un poids qui double le malheur. Le visage est glacé sous sa feinte couleur.

Vous qui n'avez point mis de chaîne à votre vie, Femmes du peuple; 6 Dieu, comme je vous envie! Votre franche douleur vous soulage, du moins.

L'orgueil ne vous dit pas : « Souffre, mais sans témoins. »

r Vous n'avez point placé la honte dans les larmes;

Votre rage a des cris, votre haine des armes.

Vous ne vous piquez point de courageux efforts ;

En mots injurieux s'exhalent vos transports.

Vous courez, vous frappez la rivale imprudente

Qui gêne vos amours. — Votre âme indépendante

A de fausses douceurs ne sait point s'abaisser;

Car vous ne savez point haïr.... et caresser.

Et dire à l'ennemie, au démon de votre âme,

Avec candeur : « Comment vous portez-vous. Madame? »

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