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CHAPITRE TROISIEME. 8i

Le premier vœu d'un cœur qui souffre, c'est la mort. Si l'on n'a point d'ami pom- détom^ner le sort; Si l'on n'est retenu par une main chérie, Si l'on n'entend au loin une voix qui vous crie :

« Arrête, ne meurs pas, espère, vis pour moi! »

Le désespoir vous mène au crime sans effroi . Oh! qui n'a ressenti, dans le cours de sa vie, Cette douleur de feu qui veut être assouvie , Qui brave le mépris, la honte, le danger; Qui veut agir, qui veut , à tout prix , se venger? Une longue douleur mène à l'indifférence ; Mais un malheur subit.... tombé sur l'espérance Est un coup imprévu dont le choc étourdit. Le courage se glace, et le cœur se roidit;

C'est un vent froid, soufflant sur un lutteur en nage ; C'est ce qui fait qu'on meurt pour un bal au jeune âge. On ne se défend point contre un mal imprévu. Sitôt qu'on est surpris sans aiTne on est vaincu.

« Le comte de Narcet?

— Il est sorti , Madame.

— Eli bien , je l'attendrai. »

« C'est une belle femme Dit le vieux domestique en montant l'escalier; Mais elle me fait peur; son air est singulier.

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