CHAPITRE TROISIEME
Napoline , soudain , émue à cet aspect ,
Se prosterne à genoux avec un saint respect;
Et, comme on prie un Dieu, Dieu puissant, Dieu sévère,
A son heure suprême elle, pria son père!
Dans un cotire élégant par son ordre apporté. Avec un soin risible , elle avait apprêté
Ce qu'il faut pour mourir d'une mort fastueuse?
Non ; — pour mourir, hélas ! comme une repasseuse, Selon l'expression d'une femme d'esprit. '
' Une jeune fille s'était asphyxiée par amour pour M. de L. G. On lui faisait compliment de ce succès devant la duchesse de .Coigny : « En vérité, il n'y a pas de quoi être fier, dit-elle; c'est une mort de repasseuse, v
Elle se rappela ce mot, elle en sourit. De gaîté, de douleur, incroyable mélange!
« Que dira-t-on de m.oi, de cette mort étrange?,.. « Bah ! des malins soupçons qu'importe la noircem-, (( Dit-elle ; je n'ai plus de mère et point de soeur! « Qui pourrait concevoir une idée offensante?... « Ma mort même dira que je fus innocente;
(( Et lui me défendrait C'est un homme d'honneur.
(( Oh ! s'il m'avait aimée! hélas! que de bonhem-!... « Pour lui j'aurais été soumise, douce et tendre!... (( Comme sa femme, ici, j'aurais droit de l'attendre; (( Je le consolerais ; il serait mon appui , (( Et je pourrais mourir sans honte, auprès de lui ! »
Et des pleurs, excités par cette humble pensée. Soulagèrent alors sa poitrine oppressée.