CHAPITRE TROISIÈME
« Cent fois il redira mon nom!... Cris superflus! « Ce cœur, qu'il a brisé, ne lui répondra plus. « Mais, en voyant ses pleurs, m.on ombre soulagée « S'envolera joyeuse Ah! je serai vengée! »
Svœ la couche un moment, de honte elle frémit..
Mais chaste, elle entrevit la mort — et s'endormit.
Oh! sur ce lit de deuil, Juliette nouvelle. Peut-être , espérais-tu te réveiller comme elle !
Pour mourir, elle a mis sa parure de bal , La couronne de fleurs, le boucpiet virginal; Cette parure était pleine de modestie; Par des nœuds élégans sa robe assujétie ,
Son voile, frais linceul sur ses grâces jeté, De ses dernieï's momens disaient la pureté. 0 vierge ! dors en paix sous ta sainte guirlande! Sur l'autel de la mort — on respecte l'offrande! !
Or, à cette heure , Alfred était en rendez-vous , Dans un de ces momens, que l'on nomme « bien doux » ;
Mais n'enviez pas trop le séduisant jeune homme : Ces coquettes beautés que le monde renomme , Pour l'amour triomphant ont souvent peu d'attraits, Et lui font regretter un minois rose et frais.