SCÈNE V
NATALIE , VOLDIK , ai^ec F habit et les marques d'un officier général.
NATALIE, le regardant avec une sorte d'inquiétude.
Tu parois plus paisible..; Ce cœur, généreux et sensible, A-t-il enfin calmé ^^^ fiers ressentimens ?
VOLDIK.
Sois contente... Vainqueur de mes emportemens ,
Je cède au désir qui t'anime.
Oui 5 contre l'insensé qui flétrit mes vieux ans , J'immole , à ton exemple , un courroux légitime.
Natalie , entraînée par un mouvement de reconnaissance ^ saisit la main de son père , et la baise ai^ec transport, H continue.
Mais quand mes bras lui son ouverts , Quand je le plains et lui pardonne, Pourra-t-il, sans pitié, contempler mes revers^ Et souffrir que ma fille à jamais m'abandonne?
S8 NATALÏE,
Mes fers ne sont point abattus.
Ce vain rappel, que je déteste.
Alors qu'il nous sépare est un malheur de plus...
Sans toi , sans ton appui céleste^ L'univers à mes yeux n a que d'affreux climats. L'exil est pour ton père aux lieux oii tu n es pas.
Des jours de ma vieillesse Vois pâlir le flambeau.
Sur le bord du tombeau Ta bonté me délaisse !...
Eh ! que font les honneurs A mon âme flélrie ?
Qu'importent la patrie, La gloire et les grandeurs?...
Si ma fille adorée Me prive de ses soins , Victii]ie mieux pai*ée , Je n'en mourrai pas moins.
Des jours , etc.
N AT A LIE ^ da/zs V anxiété la plus ci oî ente.
Mon père !... je ne puis...
VoWk^ choqué de sa résistance ^ la fixe d'un œil sévère. Elle se précipite à ses genoux , et poursuit, açec chaleur.
Ah ! ce regard me tue !.,.
N'écrase pas ta fille à tes pieds éperdue... Tant que Voldik gémit sur un sol étranger^^