‹ Natalie, ou, La famille RusseChapitre 39 sur 47 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NATALIE , VOLDIK , ai^ec F habit et les marques d'un officier général.

NATALIE, le regardant avec une sorte d'inquiétude.

Tu parois plus paisible..; Ce cœur, généreux et sensible, A-t-il enfin calmé ^^^ fiers ressentimens ?

VOLDIK.

Sois contente... Vainqueur de mes emportemens ,

Je cède au désir qui t'anime.

Oui 5 contre l'insensé qui flétrit mes vieux ans , J'immole , à ton exemple , un courroux légitime.

Natalie , entraînée par un mouvement de reconnaissance ^ saisit la main de son père , et la baise ai^ec transport, H continue.

Mais quand mes bras lui son ouverts , Quand je le plains et lui pardonne, Pourra-t-il, sans pitié, contempler mes revers^ Et souffrir que ma fille à jamais m'abandonne?

S8 NATALÏE,

Mes fers ne sont point abattus.

Ce vain rappel, que je déteste.

Alors qu'il nous sépare est un malheur de plus...

Sans toi , sans ton appui céleste^ L'univers à mes yeux n a que d'affreux climats. L'exil est pour ton père aux lieux oii tu n es pas.

Des jours de ma vieillesse Vois pâlir le flambeau.

Sur le bord du tombeau Ta bonté me délaisse !...

Eh ! que font les honneurs A mon âme flélrie ?

Qu'importent la patrie, La gloire et les grandeurs?...

Si ma fille adorée Me prive de ses soins , Victii]ie mieux pai*ée , Je n'en mourrai pas moins.

Des jours , etc.

N AT A LIE ^ da/zs V anxiété la plus ci oî ente.

Mon père !... je ne puis...

VoWk^ choqué de sa résistance ^ la fixe d'un œil sévère. Elle se précipite à ses genoux , et poursuit, açec chaleur.

Ah ! ce regard me tue !.,.

N'écrase pas ta fille à tes pieds éperdue... Tant que Voldik gémit sur un sol étranger^^

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