‹ Natalie, ou, La famille RusseChapitre 40 sur 47 · ACTE III, SCÈNE VI. Sg · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI. Sg

De ses maux compagne assidue

Voldik me vit les partager.

Maïs quand la liberté lui vient d'être rendue ,

Je puis m'unir , sans Toutrager, Aux destins d'un époux que je dois protéger.

Voldik la relève. Elle continue , ai^ec plus de force et de chaleur encore.

Etouffe un indiscret murmure.

Que de fois , m'as-tu dit, quand mes cris douloureux De ta peine accusoit l'auteur de la nature :

c( Natalie ! un cœur généreux

)) S'enrichit des maux qu'il endure. 5) Au creuset du malheur rhomme de bien s'épure. 3) Qui ne sait pas souffrir n'est pas né vertueux... »

C'étoit ainsi que ton courage Accoutumoit le mien à des efforts nouveaux. As-tu donc oublié que ce fut ton langage ? Et l'illustre Yoldik n'est-il plus un héros ?

VOLDIK.

Ah ! je ne suis plus rien qu'un infortuné père, Qu'outragent tes refus, que ton choix désespère.

Page 1