‹ Nationalisme et impérialisme économiquesChapitre 18 sur 37 · PRO · texte numérisé non relu

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l'augmentation incessante de la plus-value (1). Le mouvement de concentration a eu pour effet de substituer des entreprises de plus en plus puissantes les unes aux autres : c'est ainsi qu’à l’entreprise individuelle a succédé l’entreprise collective, puis aux sociétés anonymes, les cartels, trusts ou syndicats.

Quant au mouvement de centralisation, il s’est développé parallèlement au précédent au moyen de l’absorption des petits capitalistes par les grandes entreprises individuelles et de la fusion des organes collectifs les plus faibles dans d’autres plus puissants et mieux organisés.

Mais tout ce mouvement de concentration et de centralisation s’est effectué grâce à l’extension des sociétés par action qui a entraîné la dissociation des fonctions d’entrepreneur industriel et de capitaliste et a ainsi contribué à la domination de l’industrie par la haute banque (2). Aujourd’hui l'entrepreneur industriel n’investit plus la totalité de son capital liquide dans une entreprise où sa responsabilité est illimitée. Il n’y a plus que des actionnaires qui se trouvent dans une situation analogue à celle de capitalistes

(1) « Tout le processus de la mondiale économique de nos jours consiste à produire de la plus value et à la répartir entre les divers groupements de la bourgeoisie sur la base d’une reproduction sans cesse accrue des rapports entre deux classes : le prolétariat mondial et la bourgeoisie mondiale.

«Si une ville russe emprunte aux capitalistes de Londres et paye des intérêts, il se passe la chose suivante : une partie de la plus-value qui exprime le rapport entre l’ouvrier et le capitaliste anglais échoit à la municipalité russe, laquelle, sous forme d'intérêts, verse une partie de la plus-value qui est obtenue de la bourgeoisie de cette ville et qui exprime le rapport de production entre l’ouvrier et le capitaliste russes. De cette façon, une liaison s'établit entre les ouvriers ainsi qu’entre les capitalistes des deux pays ». Boukharine, L’Economie mondiale et l’Impérialisme, p. 17.

(2) Hovikian, op. cit., p. 18.

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