‹ Nationalisme et impérialisme économiquesChapitre 21 sur 37 · TR · texte numérisé non relu

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des marchandises tend à niveler les prix locaux sur la base des prix mondiaux et que les migrations de travailleurs ont pour conséquence d’égaliser les salaires. Ce phénomène est tellement caractéristique du capitalisme moderne que Sartorius von Valtershausen, le grand théoricien de l'impérialisme allemand, le qualifie de capitalisme exportateur (1).

Hilferding définit l'exportation de capitaux «l’exportation de valeurs qui est destinée à produire de la plus-value à l’étranger (2) ».

Mais parmi les capitaux exportés on distingue des capitaux de prêt et des capitaux industriels. Les premiers rapportent de l'intérêt et les seconds du profit ou de la plus-value au sens marxiste. Les capitaux de prêt sont des emprunts contractés auprès d’un État ou de grands organes financiers. Lorsque le pays emprunteur cesse de payer les intérêts ou que le capital de la dette est en danger, l'État capitaliste peut se trouver entraîné à prendre des mesures de protection qui auront la forme d’une intervention militaire (expédition du Mexique en 1862) ou du contrôle financier (contrôle international de la Dette égyptienne en 1880, des finances turques en 1898 (3).

(1) Cité par Boukharine, op. cit, p. 32.

(2) Hilferding, Le capital financier, p. 395, cité par Hovikian, p. 64.

(3) «L’exportation des capitaux de prêt a été surtout le fait des -vieilles nations capitalistes comme l’Angleterre et la France tandis que l’exportation des capitaux industriels était pratiquée par les pays ayant atteint une organisation industrielle très avancée, comme les États-Unis, l'Allemagne et la Belgique. Certaines de ces puissances, l'Allemagne et les États-Unis, exportaient principalement des capitaux industriels et importaient des capitaux monétaires, particulièrement d'Angleterre, de France et de Belgique. Elles réalisaient ainsi un bénéfice résultant de la différence entre le profit industriel qu’elles obtenaient et l'intérêt qu’elles payaient pour les capitaux d'emprunt. Elles employaient en outre ces derniers capitaux à améliorer l'outillage industriel national », D’après Hovikian, op. cit., p. 67,

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