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Barth en conclut que l’invertine n’est pas une substance albuminoïde parce qu’elle est plus pauvre en carbone et en azote que ces substances.
Zulkowskei étudie la diastase du malt. Du malt débarrassé des germes est grossièrement égrugé, épuisé par l'alcool à 96 pour 100 et mélangé avec de la glycérine concentrée. La pâte ainsi constituée est abandonnée à elle-même huit
L2 jours, puis pressée dans de la mousseline de laine,
La glycérine qui s'écoule diluée de un à deux volumes d’eau est jetée sur un filtre et la liqueur filtrée est versée dans un mélange d'alcool et d’éther absolus. Un précipité blanc se forme : après lavoir bien lavé à l’alcool on le dessèche dans le vide. Ce précipité, partiellement soluble dans l’eau, fournit une solution opalescente, visqueuse et mousseuse, douée du pouvoir amylolytique.
La solution précipite par l’acide acétique et le sulfate de magnésie, où par l’acide acétique et le chlorure de sodium ; elle donne une légère réaction du biuret, Mais après plusieurs précipitations par l’alcool etredissolutions par l’eau, la substance ne montre plus les réactions des substances albuminoïdes. L'analyse fournit les résultats
suivants :
C . 47:57 FLEe c ; ÉCAO DNS ee NN A CONCESSION 27 04 CERTES RENTE ER IG
Wurtz a fait une étude très intéressante d’un ferment protéolytique végétal la papaïne.
Le suc qui s’écoule d’incisions faites sur la tige du carica papaya possède la propriété de dissoudre, en les peptonisant, les substances albuminoïdes. Il doit cette propriété à la présence d’un ferment soluble la papaïne.
Lorsque le suc est abandonné à lui-même, il se coagule et se divise en une pulpe et une liqueur claire, à réaction
neutre. La pulpe épuisée par l’eau cède de la papaïne à
ON des
cette eau. La solution de papaïne débarrassée d’une partie des matières salines par dialyse donne par lalcoo!l un précipité qui, lavé à l'alcool, à l’éther, desséché dans le
vide à 75° a la composition suivante :
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Pour obtenir une substance plus pure, on précipite par l'acétate basique de plomb la solution de papaïne ; on retient sur le filtre Le précipité et on le soumet à l’action ce l’hydrogène sulfuré. La solution est concentrée dans le vide et additionnée d’alcool en quantité suffisante pour précipiter bien complètement le sulfure de plomb. La liqueur légèrement alcoolique ainsi obtenue, séparée par filtration du précipité, est traitée par un excès d’alcool et
le précipité produit,, considéré comme papaïne pure, est
analysé.
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La papaïne présente la composition des substances albuminoïdes.
Précipitée par l'acétate basique de plomb, la papaïne est soluble dans son poids d’eau; la solution ne se trouble
que peu par l’ébullition; les acides chlorhydrique et nitri-
que donnent un précipité soluble dans un excès d’acide ; le chlorure de mercure trouble la liqueur à froid et la précipite à l’ébullition; le chlorure de platine, le tannin, l’acide picrique, donnent d’abondants précipités ; le réactif de Millon donne un précipité blanc devenant rouge brique par l’ébullition.
Brown et Héron constatent que si l’on chauffe un extrait de malt, on voit se produire vers 46° une première coagulation. En élevant la température progressivement au-dessus de 46°, on voit se former un nouveau coaqulum qui augmente jusqu’à 95° en même temps que disparaît le pouvoir diastasique de Ia liqueur. Ce pouvoir diastasique est produit vers 80-81°, température qui suffit d’ailleurs pour coaguler la plus grande partie de la matière coaqulable. D'autre part, si l’on filtre sur porcelaine dégourdie, un extrait de malt, on obtient une liqueur qui n’est plus coagulable par la chaleur et qui a perdu toute propriété diastasique. Brown et Héron tirent de ces faits la conclusion que le pouvoir diastasique de ces extraits dépend de la présence des substances albuminoïdes coagulables qu'ils tiennent en solution.
Lœw fait remarquer que les ferments préparés par Barth, Zulkowsky, ete., sont mélangés d’une forte proportion de substances étrangères, ce qui permet de comprendre pourquoi des ferments qui présentent Les réactions albuminoïdes renferment moins d’azote que ces substances. L’invertine préparée par Barth est mélangée de gomme, comme l’a démontré Kiliani; en effet, bouillie avec de l'acide sulfurique à 5 pour 100, elle donne une forte
proportion de glucose. La présence de cette gomme mas-
Re que d’ailleurs la réaction du biuret, car la gomme donne avec les solutions alcalines de sels de cuivre un précipité bleu. La diastase de Zulkowsky contient de fortes proportions de dextrine, ainsi qu'il ressort du mode de préparation même : bouillie avec de l’acide sulfurique, cette diastase donne du sucre. Au lieu de procéder comme Zulkowsky, il est préférable de mettre le malt en contact avec de l'alcool à 40 pour 100 pendant deux jours, de filtrer et de précipiter par un mélange de deux volumes d’alcool et d'un volume d’éther. Ce précipité est lavé à lalcool absolu, desséché sur. l’acide sulfurique, traité par l’eau, filtré, précipité par l’acétate de plomb. La liqueur est débarrassée de l'excès de sel de plomb par l'hydrogène sulfuré, et la liqueur, après séparation du sulfure de plomb, est précipitée par l'alcool et l’éther. Le précipité est lavé à l'alcool et à l’éther absolus, et desséché sur lacide sulfurique. Ainsi préparée, la substance diastasique présente les propriétés d’une protéose ; réaction de Millon, réaction du biuret, précipitation par le tannin, par l’acide picrique, par le ferrocyanure de potassium acétique, non coagulation par la chaleur. Ce résultat concorde avec ceux obtenus par Brown et Héron pour la même diastase et par Seegen et Kratschmer pour le ferment diastasique du foie.
Lœw étudie plus particulièrement le ferment pancréatique : 1000 grammes de pancréas, finement haché, sont abandonnés à la température ordinaire, 14° pendant deux jours, additionnés de 1500 grammes d'alcool à 4o pour 100 pendant deux jours: la liqueur est précipitée par
addition de deux volumes d’alcool et un volume d’éther.
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Le précipité est lavé à l'alcool absolu, pressé entre deux feuilles de papier, redissous dans l’eau, reprécipité par l’alcool-éther et desséché sur l'acide sulfurique. On redissoud encore ce résidu dans l’eau ; on précipite la liqueur par lPacétate de plomb; on se débarrasse du plomb par l'hydrogène sulfuré, on précipite Le ferment par l'alcool et l’éther, et on le dessèche. On obtient ainsi une quanuté de ferment égale à 2 pour 1000 du poids de la glande. Ce ferment est une poudre blanche facilement solubl: dans l’eau, donnant une liqueur légèrement acide, mousseuse, douée d’un énergique pouvoir digestif : 2 grammes dissous dans 100 centimètres cubes dissolvent 150 grammes de fibrine humide en 30 minutes. Ce ferment donne les réactions des protéoses : réaction de Millon, réaction du biuret; précipitation par les acides phosphomolybdique et phosphotungstique, par le tannin, par le ferrocyanure de potassium acétique, non coagulation par la chaleur. L'analyse centésimale a donné les résultats suivants, rapportés à la substance débarrassée de matié-
res minérales (celles-ci représentaient 1,77 pour 100) :
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nombres qui correspondent à la composition des substan-
ces albuminoïdes.
Kühne avait dit que la trypsine se décompose à la tem-
pérature d’ébullition en 20 pour 100 de substance albu-
ATOS
minoïdé coagulable et 80 pour 100 de peptone. Lœw pense qu’il ne s’agit pas d’une décomposition, mais d’une séparation : la substance coagulable devrait être considérée comme une impureté.
‘Landwehr, dans ses études sur la gomme animale, fait remarquer que tous les tissus de Porganisme qui possédent un pouvoir diastasique amylolytique renferment de la çomme animale, et inversement,que tous les tissus qui contiennent de la gomme animale sont doués du pouvoir diastasique amylolytique. Tout ce qu’on a cru être de la diastase pure, n’est au moins pour la majeure partie que de la çomme animale,
Sundberg étudie la pepsine. 11 la prépare de la façon suivante. La muqueuse du grand cul-de-sac de l’estomac du veau, intimement mélangée et broyée avec du chlorure de sodium (de façon que la solution soit saturée de chlorure de sodium). Après trois jours, on jette sur le filtre et on débarrasse la liqueur du chlorure de sodium qu’elle contient par dialyse. Pendant la dialyse, il se dépose une petite quantité d’une substance albuminoïde. La solution ainsi dialysée, ne contient que peu de substances albuminoïdes. C’est à peine si elle précipite par l’acide nitrique, tout en conservant un pouvoir protéolytique énergique. Pour débarrasser la liqueur, ainsi préparée, du labferment qu’elle contient, on la maintient pendant longtemps à 4o°: en même temps que le lab est détruit, la substance albuminoïde en solution est transformée en peptone, et après un temps plus ou moins long, la liqueur ne précipite plus par le ferrocyanure de potassium
acétique, et ne donne qu’un louche infime par l'acide ni-
Ro
trique. Pour achever la purification de cette solution peptique, on l’additionne de chlorure de calcium et de phosphate disodique, puis on neutralise par de l’ammoniaque étendue: une partie de la pepsine est entraînée par le phosphate de chaux. Ce précipité est alors jeté sur un filtre, lavé et redissous dans aussi peu que possible d'acide chlorhydrique à 5 0/0. Cette liqueur est soumise à la dialyse jusqu’à disparition aussi complète que possible des sels dissous. On obtient ainsi une liqueur douée d’un pouvoir peptique très énergique.
Cette liqueur ne donne pas les réactions des substances albuminoïdes : elle ne précipite ni par le tannin, ni par le sublimé, ni par le chlorure de platine, ni par l’acétate de plomb. Le seul réactif, qui précipite la pepsine ainsi préparée, est l’alcool : par addition de 5 à 6 volumes d'alcool, la solution est rendue opalescente d’abord, et peu à peu il s’y dépose un précipité blanc qui renferme la pepsine. Mais, ajoute Sundberg, on ne peut pas obtenir assez de ce précipité pour le soumettre à l’analyse élémentaire. On peut dire seulement que cette substance renferme une assez forte proportion de cendres et est azotée.
De ces recherches, il ressort que la pepsine n’est vraisemblablement pas une substance albuminoïde : en effet, les solutions de Sundberg ne précipitent pas par le tannin, réactif qui précipite des solutions contenant seulement 1/100.000 de substances albuminoïdes (Hofmeister), tandis qu'elles précipitent par l'alcool, réactif beaucoup moins sensible, vis-à-vis des mêmes substances albuminoïdes, que le tannin.
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Lintner prépare la diastase de la façon suivante : une partie de malt est mise à macérer pendant 24 heures avec 2 à 4 parties d’alcool à 20 0/0. La liqueur ainsi obtenu? filtrée, est précipitée par 2 vol. 1/2 d’alcool absolu. Le précipité est lavé à l’alcool absolu, à l’éther, et desséché dans le vide sur lPacide sulfurique. Pour purifier le ferment ainsi obtenu, il faut le redissoudre dans l’eau et le reprécipiter par l'alcool plusieurs fois. On élimine ainsi les dextrines ou substances voisines qui souillent les premiers précipités : les dernières liqueurs ne réduisent plus la liqueur de Fehling, soit directement, soit après avoir été bouillies avec l'acide chlorhydrique. Ainsi purifié, le ferment contient encore 10 0/0 de matières minérales : par une dialyse prolongée, on lui enlève la moitié de ces matières minérales, mais il en reste encore environ 50/0. L'analyse élémentaire, rapportée à la substance sans cen-
dres, a donné les résultats suivants
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La diastase est donc un corps azoté, mais quine se confond pas avec les substances albuminoïdes proprement dites : c’est ce qu'avaient trouvé Hüfner pour les ferments du pancréas, Barth et Donath pour l'invertine; cependant cette substance est voisine des substances albuminoïdes.
Les solutions de diastase ne réduisent pas la liqueur de
Fehling, même après ébullition avec lacide chlorhydri-