‹ Nature des EnzymesChapitre 11 sur 18 · CRE · texte numérisé non relu

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que, ne précipitent pas à l’ébullition, précipitent par l’acide chlorhydrique, par l’acide acétique, par le sublimé par l’acétate de plomb, par le ferrocyanure acétique ; elles fournissent la réaction xanthoprotéique et la réaction de Millon. La diastase est peut-être un produit d’oxydation de certaines matières protéiques.

Hirschfeld prépare la diastase de la façon suivante : le malt est mis à macérer dans la glycérine pendant environ trois semaines à la température ordinaire, puis la masse pâteuse est additionnée d’eau et exprimée. La liqueur brunâtre ainsi obtenue est additionnée de la moitié de son volume d’alcool absolu et filtrée de nouveau : le ferment qui est soluble dans l’alcool dilué passe dans la liqueur. Celle-ci est précipitée par trois volumes d’alcool, additionné d’éther. Le précipité est redissous dans l’eau et pour purifier le ferment, on reprécipite par l’alcool, etc., plusieurs fois.

La substance ainsi préparée est partiellement soluble dans l’eau : la liqueur aqueuse ne précipite pas par l’acétate neutre de plomb, mais précipite par l’acétate basique. Elle ne donne pas la réaction du biuret. À l’ébullition, il se produit un léger trouble, mais ce trouble n’est pas dû à un coagulum albumineux, car il disparaît par addition de quelques gouttes d’acide nitrique. La solution de diastase traitée par le sel de cuivre et la potasse donne un précipité floconneux bleu, qui, à ébullition, ne se modifie pas : c’est là une réaction de la gomme.

L'auteur prépare encore la diastase par une autre méthode : 1.000 grammes de malt sont agités avec 2.000

centimètres cubes d’une solution d’acétaie basique de

CE. 0 OAE

plomb à 1/2 0/0. Après un contact de plusieurs heures, on jette sur.un filtre : la liqueur est maintenue à 50° pour transformer l’amidon en maltose, puis Penzyme est précipitée par l’alcool, redissoute dans l’eau et reprise par lalcool. La solution aqueuse du précipité alcoolique possède le pouvoir saccharifiant; elle ne contient pas de substance réductrice, ne donne pas la coloration de Millon, se comporte vis-à-vis de l’acétate basique de plomb et de l’acide sulfhydrique comme une solution de gomme, le sulfure de plomb reste en suspension dans la liqueur et traverse le filtre.

En résumé, d’après Hirschfeld, le ferment et la gomme se comportent exactement de la même manière VIS-à-VIs des différents réactifs chimiques : le ferment ne diffère de la gomme que par son pouvoir amylolytique. Ce qu'on appellé diastase est un corps qui possède toutes les réactions de la gomme et en plus la propriété de saccharifier l’amidon. Mais s’il y a une gomme sans propriété diastasique, il n’y a pas de propriété diastasique sans gomme.

Pekelharing considère le fibrinferment comme une combinaison orqano-métallique capable de transférer le calcium du plasma dans la fibrine. La matière organique entrant dans la constitution de cette combinaison serait d’après Pekelharing une nucléoalbumine. Pekelharing précipite le fibrinogène du plasma oxalaté à:1 pour r000 par le chlorure de sodium dissous à saturation, débarrasse par dialyse ce plasma chloruré de la majeure partie du chlorure de sodium qu'il contient, sans prolonger la dialyse jusqu’à l’apparition d’un précipité de qglobuline

et additionne ce liquide d'acide acétique étendu jusqu'à

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réaction nettement acide. Il se produit un précipité (solubl dans un excès d’acide acétique); ce précipité peut être séparé par le centrifuge. Lavé à l’eau, il se montre constitué par une substance soluble dans les solutions salines étendues, soluble dans les alcalis étendus, comme la paraglobuline, mais différant de cette dernière substance par son insolubilité dans l’acide acétique étendu, et par sa propriété de transformer le fibrinogène en fibrine dans les liqueurs calciques. Cette substance est soluble dans l'acide chlorhydrique à 1 pour 1000. Une telle solution traitée par la pepsine à la température du corps ne tarde pas à devenir opalescente et à déposer en quelques heures un précipité. Le liquide séparé de ce précipité donne la réaction du biuret; le précipité insoluble dans l’acide ehlorhydrique, et dans l’acide acétique, facilement soluble dans les alcalis donne par l’incinération avec du carbonate de soude et du salpêtre un résidu salin contenant des phosphates. La substance ainsi séparée du plasma sanguin est donc une nucléoalbumine.

Cette nucléoalbumine est considérée par Pekelharing comme une substance zymogène, donnant en se combinant avec les sels calciques le fibrinferment, composé nucléoalbuminoïdo-calcique.

Henninger, s'appuyant sur les analyses centésimales, dit :

« Les diastases ont la composition des albuminoïdes ou des peptones, et c’est en effet de ces dernières que les diastases se rapprochent par leurs propriétés, s’il est permis d'étendre à toute la classe les importantes obser-

vations de Wurtz sur les propriétés de la papaïne. Tou-

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tes ces réactions sont celles des peptones ou plutôt des propeptones dont la p’païne et la pancréatine se différencient uniquement par leur pouvoir ferment ; si l'on détruit celui-ci par la chaleur, rien ne permet actuellement de les distinguer de ces corps ».

« En comparant, dit Duclaux, les résultats de toutes ces analyses avec ceux qu’on obtient quand on étudie les matières albuminoïdes on trouve que ces diastases renferment beaucoup moins de carbone et beaucoup plus d'oxygène que les matériaux constitutifs des organismes vivants : on a donc le droit de les considérer comme des matières albuminoïdes oxydées, ce qui explique à la fois qu’elles ne jouissent plus des propriétés des matières albuminoïdes, et qu’elles renferment pourtant encore de l'azote.

« Toutefois, à côté de ces conclusions, il faut mettre les conclusions un peu différentes auxquelles a été conduit Wurtz, en étudiant la composition de sa papaïne, préparée par le sous-acétate de plomb, pour laquelle il a trouvé, les chiffres suivants, déduction faite des cen-

dres.

GRR, 52,36 52,19 $2,90 H.. RAD TE 7:37 7,12 ES AT 16.94 16,40 10,44 Cendres. .…. 2,60 4,22 3,40

C’est une composition très voisine de celle des matières albuminoïdes. Nous avons vu pourtant que la papaïne s’en distingue par ses réactions. Peut-être, d’ailleurs, dans

ce qui a été analysé comme papaïne, la matière active

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v'entrait-elle qu’en faible proportion, perdue dans une masse de matières qui, provenant toujours de la même origine, et traitées toujours à peu près de la même façon. pouvait avoir toujours la même composition ».

Cette revue sommaire des principaux travaux relatifs à la constitution chimique des enzymes ne permet de tirer aucune conclusion ferme. Pour les uns, les enzymes sont des substances albuminoïdes ou des substances voisines des substances albuminoïdes, dont elles présentent

sinon la composition centésimale, du moins les proprié-

tés. Pour les autres, les enzymes sont des substances

essentiellement distinctes des substances albuminoïdes, dont elles ne possèdent pas toutes les propriétés, dont elles se distinguent même par un grand nombre de réactions. Pour d’autres, les enzymes sont des hydrates de carbone, gomme ou substances voisines de la gomme,

etc.

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