‹ Nature des psychoses choréiquesChapitre 5 sur 18 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Définition de la chorée.

Une définition exacte de la chorée n'est pas sans présenter quelques difficultés. On a donné ce nom à un nombre relativement considérable de maladies, regardées aujourd'hui comme très différentes, dans lesquelles intervenaient à titre de principal symptôme des mouvements involontaires et plus ou moins désordonnés. Les délimitations nosographiques auxquelles on s'en tient aujourd'hui ne sont peut-être pas définitives, mais elles se dessinent assez nettement.

Ni l'anatomie pathologique, ni la pathogénie ne peuvent nous donner une base certaine ; la clinique seule nous permettra de tracer les divisions indispensables dès l’abord.

Nous distinguerons donc, avec M. Blocq, les chorées essentielles des chorées symptomatiques. Ces dernières, qu'elles soient d’origine organique (hémi-chorées post hémiplégiques) ou dynamique (chorées hystériques, arythmiques ou rythmiques) ne nous occuperont pas ici. Nous ne considérerons que les chorées dites essentielles, qui se divisent suivant la rapidité des mouvements, en chorée vraie gesticulatoire et chorée électrique ou myoclonie.

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La première seule répond à un type clinique bien défini. C'est elle qui sera le point de départ de notre étude. Elle constitue une espèce « chorée de Sydenham » dont les varié-

tés sont : la chorée molle, la chorée des femmes encein-,

tes. etc.

Pour fixer dans l'esprit du lecteur la place exacte de notre chorée par rapport aux autres, nous donnerons le tableau suivant emprunté à l'École de la Salpétrière.

À Chorée des Enfants (Sydenham).

CHORÈE Chorée molle.

(vraie gesticu- ! Chorée des femmes enceintes.

Chorée héréditaire (Huntington)

CHORÉES

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