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risée par son pouvoir bactéricide ». Aussi, aujourd'hui, suffitil de prononcer Le mot infection, pour qu'une multitude de phénomènes, étroitement unis les uns aux autres, apparaissent à la pensée, toujours dominés par l’agent infectieux.
L'infection, en général, est caractérisée par la pénétration et le développement dans l'organisme vivant, d'un contage, animé aussi et dont les exigences vitales sont en opposition avec celles du premier. Il va donc y avoir lutte, et la lutte c'est la maladie infectieuse. Mais pour la chorée,deux théories se trouveni d’abord en présence. Nous allons en éliminer une pour insister davantage sur l’autre.
Théorie microbienne spécifique. — Pour certains auteurs, la chorée est une infection spécifique reconnaissant pour cause un microbe spécial.
Cette théorie est sans doute appelée à disparaitre, car elle ne repose jusqu'ici que sur un fait que nous allons exposer en le résumant. Cette observation a pour auteur Pianese, et a paru dans la Riforma Medica du 14 juillet 1891. Il rapporte qu'ayant eu à pratiquer l’autopsie d’un sujet envoyé à l'amphithéâtre avec le diagnostic «forme grave de chorée vulgaire générale », il réussit à isoler de la moelle un microbe particulier en forme de bàtonnet droit, se cultivant aisément sur gélatine peptonisée. L'inoculation de la culture sous la dure-mère, dans la gaine du sciatique, dans la muqueuse nasale ou dans la chambre antérieure de l'œil aurait donné des résultats positifs. Les animaux inoculés deviennent d’abord apathiques, puis ils sont pris d’un tremblement léger, enfin de mouvements convulsifs à la suite desquels ils succombent. À l’autopsie de ces animaux, le bacille se rencontre exclusivement dans le système nerveux; les cellules nerveuses, celles des cornes antérieures de la moelle en
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particulier, montrent une altération spéciale du protoplasma. ,
Les organes nerveux centraux permettent d'obtenir des cultures pures du même microbe qui a servi pour les inoculations. L'auteur en conclut que la chorée est de nature infectieuse spécifique.
Théorie microbienne générale. — Quoi qu'on puisse penser de l’observation de Pianese, les autres bactériologistes et cliniciens sont, en général, moins exclusifs et ne croient pas à l'existence d'un mierobe spécifique se localisant sur le système nerveux. Cependant, ils ont examiné le sang dans le cours de l'affection.
Dans un cas de chorée sans rhumatisme, avec fièvre, Leredde a constaté la présence du staphylocoque blanc dans le sang. Triboullet à aussi examiné le sang dans plusieurs cas de chorée, avec ou sans rhumatisme, mais toujours avec fièvre. Il eut 4 résultats positifs et 4 négatifs. Les organismes trouvés étaient des staphylocoques blancs ou dorés. Pour lui, la chorée reconnaitrait pour origine une septicémie banale, produisant ou non son action nocive, par l'intermédiaire d’une sécrétion de produits solubles, disséminables sur l’axe cérébro-spinal. Cette détermination sur le système nerveux serait commandée alors par la prédisposition névropathique du sujet.
La première partie de cette théorie semble démontrée, car on a trouvé la chorée à la suite d’une foule de maladies infectieuses. Ne pouvant citer tous les cas, nous en énumérons rapidement quelques-uns.
RirieT et Bartuez. — Chorée consécutive à la pneumonie, à la fièvre typhoïde, aux fièvres éruptives.
J. Simox. — (Diction.) « Il n’est pas rare de voir la chorée se développer à la suite de fièvres et de maladies aiguës. »
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À L'ÉTRANGER. — Chorée après la diphtérie; la malaria (4 cas), un cas de pyémie.
Desrixe et Picor. — Chorée après des infections diverses.
DesCRorzILLES. — Chorée après la rougeole.
ALRIDGE. — Chorées post scarlatineuses.
SaquET. — Chorée consécutive à diverses maladies infectieuses (Thèse Paris, 1885).
NoTHNAGEL. — Chorée post typhique.
SrRUuMPEL. — (Pathologie). Chorée après infections diverses.
Trisouzrer. — Rôle possible de l'infection en chorée (Thèse Paris, 1893).
Ajoutons que la théorie infectieuse de la chorée est en honneur à l'Ecole de Lyon. Les thèses de MM. Belous (1888) et Crespin (1891) en font foi.
Sans doute, la théorie rhumatismale avait fait entrevoir cette origine infectieuse ; mais, au lieu de faire dominer toute la pathogénie des accidents par un élément inconnu et inconstant, le rhumatisme, l'interprétation moderne place le rhumatisme, la chorée et les endocardites sous une même raison étiologique qui domine tout: une septicémie. Mais, dira-t-on. il est quelques choréiques qui n’ont présenté aucune infection bien déterminée ! C'est possible. Cependant, en cherchant dans le passé de ces malades, on trouvera souvent une de ces infections nommées troubles digestifs, colite, malaise de croissance, dont les Traités de Pathologie ne contiennent pas trace, suivant la judicieuse remarque de Marie, mais dont regorge la clinique. Nous pensons qu'à un àge où l'organisme est débilité par la croissance, il y a là une cause possible d'infection.
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