‹ Nature et libertéChapitre 6 sur 9 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

ment, dès l'aurore de la civilisatioo moderne, Ja souveraine maîtrise du génie français a dessiné, avec Descaries et Pascal, les deux courants antagonisfees, de rationalité et d'irrationalité, qui devaient se partager l'empire des esprits.

Cette première étude fournira donc un point de repère pour préciser les solutions données actuelle^ ment aux problèmes qui se posent dans le domaine spéculatif et dans le domaine pratique, de façon à faire apparaître, connexes l'une de Tautrf, une philosophie de la nature et une philosophie de la liberté.

Ainsi, en suivant Henri Poincaré dans sa carrière de penseur, en exposant les résultats qui se dégagent de V arithmétique pour la théorie de la connaissance, en déterminant, à la lumière de l'évolution des sciences physiques au xix' siècle, les rapports de la conscience intellectuelle et de la conscience morale, nous essayons de faire toucher du doigt cette collaboration entre l'activité spontanée de l'esprit et les réactions imprévisibles de l'univers, qui délinit pour l'homme la notion de vérité rationnelle.

Dans le domaine de la vie morale, deux études de circonstance (l'une remonte à juillet 1902, l'autre date de décembre 1914), mais qui, sauf illusion de notre part, conservent leur caractère d'actualité, . mettent en regard Vidée de liberté dans Véducation française et le concept de la culture allemande.

La conclusion, consacrée aux rapports entre la religion et la philosophie de l'esprit, aurait pour ambition de montrer comment se résout le problème suprême de la philosophie pour qui est attentif à ne rien laisser perdre du long travail par lequel l'humanité, scru-

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