Na(ural Inhen'tance^ London 1889, p
« usage courant. Si même il a trouvé une chose vrai- « ment nouvelle, l'inventeur s'aperçoit, en consultant « la liste des brevets, que d'autres inventions sont
« bien voisines de la sienne Si toutes les variétés
« d'une même machine, qui ont été inventées isolé- « ment dans l'espace et le temps, venaient à être « réunies et arrangées dans un musée, dans l'ordn'^ « apparent de leur évolution, il semblerait que chacune (c dilTère de sa voisine assez peu pour suggérer la « fallacieuse conclusion que les inventeurs de cee « diverses machines ont procédé en se perfectionnant « indéfiniment l'un l'autre, et très peu à la fois. »
On peut toujours, si l'on n'a d'autre guide que Tordre apparent pour ranger en séries les formes vivantes, se demander si l'on n'a pas réalisé le programme de l'hypothétique musée dont il vient d'être question; aussi la science n'est-elle sortie de la phase d'ébauche que le jour où l'on a pu établir des concordances entre les séries construites par l'esprit sur les animaux adultes actuels et celles qui se produisent objectivement au cours du temps et que révèlent les études de paléontologie et d'embryologie.
Les discontinuités statiques ont pour principal fondement la fréquence, qui a permis la construction de types auxquels on rapporte ou dont on écarte tous les êtres. Le fréquent y est tenu pour le normal, le rare pour Tanormal. La cinématique, au contraire, relevant avec soin tous les êtres rarement vus parce qu'ils sont représentés par des individus peu nombreux, les étudie et remarque qu'ils comblent justement les discontinuités.
La cinématique constitue donc une méthode supérieure, puisqu'elle sait faire entrer dans ses combinaisons des phénomènes qui , malgré leur faible fréquence ou leur courte durée, ont une manifeste existence. Seule justement, elle a pu porter la lumière dans l'étude des monstres et permettre de fonder une