LA CONTINUITÉ DANS LES FOBMES VIVANTES
tératologie qui ne prit d'intérêt que \t Jour où Tembryologie Téclaira. La statique ne pouvait utiliser les monstres, sinon pour les décrire et s*cn étonner ; Geoffroy Saint-IIilaire, en y montrant des arrêts de développement, rendit leur examen particulièrement fécond, et, depuis, le déterminisme des monstruosités est devenu un des plus intéressants chapitres de la dynamique moderne.
En remarquant d'ailleurs que le fréquent en statique coïncide le plus souvent avec le précoce en cinématique, il semble que, sauf difficultés techniques, on ait une méthode d'une perfection absolue. Il en serait ainsi si elle n'avait une tare originelle, source de toutes les erreurs auxquelles elle pourrait conduire et contre lesquelles il faut se mettre en garde. Sacrifiant trop encore à la discontinuité, elle isole les vivants dans le Cosmos et ne s'inquiète pas des effets que peuvent produire en eux le milieu où ils vivent. Or, à tout état de son évolution, un embryon peut ressentir une modification due à l'action de son milieu et à la façon dont il s'y comporte. Il faut donc savoir, paruneminutieuse étude dynamique, élaguer des séries embryonnaires ce qui les surcharge pour une cause actuelle et des séries paléontologiques les événements momentanés ou locaux qui ont pu les troubler.
Tout cela n'est point impossible à faire, mais montre que, malgré la simplicité des grands cadres où elles tiennent, les sciences naturelles demeurent en technique extrêmement compliquées ; elles ne peuvent porter tous leurs fruits que dans les souples esprits capables de concevoir avec aisance les lois générales et de scruter avec subtilité les détails d'apparence menue.