‹ Nature et sciences naturellesChapitre 29 sur 77 · Uiêloire naturelle d€ la France méridionale · texte numérisé non relu

Uiêloire naturelle d€ la France méridionale

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non identité spécifique ou générique avec les espèces ' actuelles des vertébrés fossiles trouvés dans le gypse de Montmartre. Il y a donc eu des destructions et des remplacements qui sont sériés dans le temps; pour ces auteurs, au reste, Télude n'en sera encore que cinématique.

Cuvier lui-même, dans son discours sur les révolutions du globe (1), écrit que les pays aujourd'hui mis à sec ont sans doute subi jusqu'à deux ou trois irruptions de la mer. « Ce sont, dit-il, ces alternatives a qui me paraissent maintenant le problème géolo- « gique le plus important à résoudre ou plutôt à bien M circonscrire ; car, pour le résoudre en entier, il « faudrait découvrir la cause de ces événements, M entreprise d'une tout autre difficulté, m II renonce donc délibérément à toute interprétation dynamique. Au reste, il conteste positivement une puissance suffisante pour amener les transformations aux causes actuelles, telles que les pluies, les dégels, Faction des eaux courantes, de la mer, des volcans; ce qui pourtant était dès cette époque admis par C. Fuschsel, Pallas et Hutton. Les gros blocs erratiques, pour le transport desquels il ne songe point aux glaciers, lui donnent Tidée d'un mouvement des eaux passant en violence tout ce qu'on peut imaginer aujourd'hui.

Reconnaissant sur les flancs des montagnes des couches stratifiées, puis relevées, dans lesquelles on ne trouve point de fossiles, Cuvier enconclut à l'apparition relativement récente de la vie. L'horizontalité des strates dans les plaines, leur redressement au bord des montagnes lui révèlent deux sortes de dépôts et par suite deux révolutions au moins et sans doute un plus grand nombre. Des révolutions successives pourraient amener la conception de continuité, mais Cuvier insiste sur ce qu'elles ont dû être subites ; ce

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