‹ Nature et sciences naturellesChapitre 31 sur 77 · CuTier. DUcoun ntr i$ê révoltUionê du globe, 1877, p · texte numérisé non relu

CuTier. DUcoun ntr i$ê révoltUionê du globe, 1877, p

LA NOTION DE TEMPS DANS l'HISTOIRE DE LA TERRE 109

« Qu^ensuite un naturaliste, après avoir bien étudié « toute cette nature vivante, s'avise de fouiller le sol « sur lequel il vit, il y trouvera des restes d'êtres tout « diiïércnts. »

Guvier admet en somme comme donnée une discontinuité de surface, résultant de la diversité des faunes, analogue à la diversité des espèces et tout aussi inexpliquée. Cette discontinuité zonale, d'abord horizontale, devient verticale par le fait des cataclysmes; et c'est là toute la théorie.

Les recherches techniques sur lesquelles Cuvier et Brongniart avaient édifié ces conclusions furent poursuivies et précisées par d'Omalius d'Halloy dans un remarquable mémoire publié en 1813 sur le bassin de Paris et les régions avoisinantes, puis plus tard par les travaux de Constant Prévost, d'Hébert et de ses élèves.

En Angleterre, John Michell, William Smith, Sedgwick, Murchison poursuivirent la même œuvre.

La théorie des cataclysmes violents et soudains imaginée par Cuvier pour séparer les époques fut en quelque sorte consacrée par les travaux d'Élie de Beaumont (1). Reprenant et étendant une idée émise dès 1756 par J. G. Lehmann (2), Élie de Beaumont pense établir que les montagnes de môme âge sont parallèles et par suite comme des systèmes de rides dues à une convulsion terrestre; les chaînes d'âges différents ont des directions ditlérentes. 11 voit aussi dans rhistoire de la terre des époques calmes, longues, traversées de révolutions courtes ou de paroxysmes qui se traduisent par le soulèvement d'une série de chaînes, par un déplacement des mers et un changement profond dans les types organiques ou dans les faunes. Elie de Beaumont suit en somme la doctrine

1. AnnaUs des Sciences naturelUs 1829. — Leçons de Géologie, Paris 1845.

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