‹ Nature et sciences naturellesChapitre 32 sur 77 · Versuch einer GuchichU von FUUt^GMtrgmk · texte numérisé non relu

Versuch einer GuchichU von FUUt^GMtrgmk

110 KATURE ET SCIENCES XATUllELLES

de Covier, et comme chaque cataclysme anéantit des êtres et réduit le nombre des espèces, unités d'ailleurs invariables, on est conduit à admettre qu'à l'origine de la vie les espèces étaient en nombre presque infini et n'auraient pas pu tenir sur la surface du globe à moins d'être réduites à un tout petit nombre d'individus et peut-être à un seul couple. Plus tard Agassiz, pour maintenir la discontinuité imaginée par Cuvier, admettait à chaque révolution une destruction totale des êtres animés et à chaque fois une création nouvelle.

Pendant longtemps on considéra assez volontiers toutes les révolutions et tous les changements comme antérieurs à l'apparition de l'homme; la dernière seule de ces catastrophes, déluge biblique, déluge de Deucalion, etc., avait pu l'avoir pour témoin. Cependant des restes d'industrie humaine et des débris de squelettes humains avaient conduit de Maillet à regarder Thomme comme contemporain d'espèces animales aujourd'hui disparues. Son opinion, absolument repoussée par Cuvier, fut pendant longtemps écartée. Mais, en 18G3, dans la carrière de Moulin- Quignon, Boucher de Perthcs trouva des haches en silex et une m&choiro qu'il attribua à un homme antédiluvien. De vives controverses s'élevèrent à l'occasion de cette découverte. Milne-Cdwards, de Quatrefages, Gaudry, Carpcnter, Lartet, nommés membres d*une commission chargée de vérifier le fait, discutèrent l'àgQ du terrain. Aujourd'hui ces résultats étendus, complétés, sont admis par tous et l'on croit même à Texistence de l'homme à l'époque tertiaire.

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