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La forme êi ia wê, p

HÉRÉDITÉ BT FÉCONDATION 2S5

Ces résultats rappelèrent Tattention sur d'anciennes observations de TichomiroiT qui, en 1886, avait fait développer des œufs de ver à soie en les plongeant dans l'acide sulfurique et en les brossant. Dewilz avait aussi provoqué la parthénogenèse sur des œufs de grenouille passés au sublimé et Kulagin en avait fait autant en les trempant dans du sérum antidiphtéritique.

En septembre 1900, Bataillon obtint des divisions en blaslomères aussi nettes qu'après la fécondation, en plongeant des œufs dans les liquides les plus variés, mais ayant tous le même pouvoir osmotique. Les liquides isotoniques dont il faisait usage correspondaient à une solution de chlorure de sodium à 0,9 V»» laquelle aie même degré décongélation que le sérum des animaux de boucherie. Bataillon invoque donc Tosmose et non la nature chimique des solutions que Loeb avait d*abord crues actives par leur métal. Loeb avait du reste renoncé de lui-même à sa première interprétation, à savoir que l'apport du magnésium était le fait essentiel, dans le moment même où Y. Delage montrait qu'un lot d'œufs contenait plus de magnésium que le même poids de spermatozoïdes et que par suite ceux-ci, dans la fécondation normale, ne pouvaient que faire baisser la teneur en magnésium.

Y. Delage de son côté a répété les expériences de parthénogenèse artificielle. 11 a obtenu des blastula et des gastrula avec des œufs variés ainsi que des larves pluteus d'échinodermcs. II a montré de plus que les solutions liquides ne sont pas seules efficaces et que, par exemple, si Ton augmente la proportion d'acide carbonique dans Teau contenant des œufs d'étoiles de mer, on réalise plus de larves bien formées qu'avec la fécondation normale. Plus récemment, juin 1903, Zieglcr, professeur à l'Université d'Iéna, signale qu'il a obtenu au laboratoire russe de Villefranche-sur-Mer des larves plulcus, en additionnant l'eau de mer avec

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0,5. à 1 V« d'alccol. Au-dessus de ce titre, les dévc loppements ne dépassent pas la blastula ou sont nuls. D'innombraLUes agents ont donc le môme effet que la fécondation. Celle-ci est un pur phénomène physique point du tout nécessaire et qui peut être suppléé ou remplacé; s'il se présente usuellement avec des caractères très constants, cela tient à ce qu'il est déterminé par les conditions ordinaires du milieu qui sont très constantes aussi, très constamment associées et que, pour celte raison, nous ne savons pas démêler les unes d'avtc les autres.

Toutes les interprétations que Ton a pu construire en ne tenant pas com; te de ces nécessités et d'elles seulement sont certainement vaines. Cependant on a fait pendant une dizaine d'années le plus grand cas des faits associés à l'émission des globules polaires et de la réduction chromatique pour tâcher d'avoir, sinon l'explication de l'hérédité, au moins des renseignements sur le processus lui permettant d'exister.

Lorsqu'une cellule se multiplie par la voie de la karyokinèse (1), le spirème de chromatine se divise en un nombre de fragments, anses ou chromosomes, assez constant dans chaque espèce animale ou végétale pour qu'on l'ait considéré comme tout à fait constant, ce qui, en raison des dispositions statiques de Tesprit, équivaut à dire tout à fait important. E. van Beneden découvrit que les éléments génitaux montrent, à la dernière division qui les forme, un nombre d*anses chrumatiqucs égal à la moitié du nombre normal dans l'espèce. Ce fait parut de très grande conséquence.

Pour qu'il en soit ainsi, le nombre des chromosomes doit être parfaitement constant dans une espèce donnée et, dans tous les cas, se réduire à la moitié dans sa cellule génitale. Or, la première proposition n'est

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