‹ Nature et traitement de l'angine de poitrineChapitre 13 sur 24 · II. Causes occasionnelles · texte numérisé non relu

II. Causes occasionnelles

I. Les causes prédisposantes comprennent : à) Le sexe, l'âge; h) L'obésité;

c) Professions, causes morales;

d) Climats et saisons ;

e) Hérédité;

f) Syphilis;

g) Ataxie locomotrice;

h) Périencéphalite diffuse, maladie de Parkinson,

affections mentales ;

i) Goutte;

j) Rhumatisme, arthritisme, herpétisme; Ji) Diabète ;

l) Impaludisme, tabagisme, saturnisme; o) Alcoolisme.

Nous adopterons la division en causes prédisposantes et occasionnelles, mais nous ne pouvons nous décider à laisser parmi ces premières l'obésité, les climats, les saisons, l'ataxie locomotrice, la périencéphalite diffuse, la maladie de Parkinson, les affections mentales.

Heberden déjà, avait signalé l'influence de l'obésité sur le développement de cette maladie, il est indubitable que certains individus obèses doivent cet état, soit à la goutte, soit au diabète, d'autres sont gros par hasard, ce qu'il y a de certain, c'est que ce facteur ne joue aucun rôle dans l'apparition de l'angine de poitrine. Voici à ce sujet un tableau dressé par Lartigues : sur 31 cas, 14 avaient de l'embonpoint, 5 une disposition à l'embonpoint, 4 un embonpoint ordinaire, 8 la maigreur.

« Nous voyons, dit Lartigues, que cette condition n'existait que dans plus de la moitié des cas; que, dans le quart, le sujet était maigre, et que neuf fois il n'était doué que d'un embonpoint ordinaire. »

Les climats exercent une influence qui, au premier abord, paraît justifiée, il est incontestable que l'angor pectoris est plus fréquente dans les pays humides et froids que dans les pays chauds, en Angleterre et en Allemagne par exemple : mais ce qui est tout aussi incontestable, c'est que dans ces pays aussi les abus

alcooliques sont à leur apogée, nous retombons par conséquent sur un facteur déjà mentionné, l'alcoolisme. L'influence des saisons est douteuse, car si certains malades voient venir leurs accès pendant l'hiver, chez d'autres, au contraire, ils se développent pendant l'été.

Certains auteurs ont mentionné l'ataxie locomotrice parmi les facteurs étiologiques de cette maladie. Huchard considère ces faits comme résultant d'une simple coïncidence; nous nous rangeons à son opinion; des douleurs fulgurantes dans le plexus cardiaque ont probablement été prises pour des accès d'angine de poitrine. Si un lien devait relier ces deux affections, nous aurions plutôt à faire à la forme fonctionnelle de la maladie par irritation du bulbe ; les mêmes remarques se rapportent à la périencéphalite diffuse, à la maladie de Parkinson et aux affections mentales.

Nous voyons ainsi le tableau étiologique de la sténocardie se restreindre de plus en plus, de manière à ne plus présenter que les facteurs déjà mentionnés pour l'artériosclérose. Nous trouvons ici un rapprochement réel et indiscutable entre ces deux affections, et nous y voyons un argument sérieux en faveur de la théorie que nous défendons.

Page 1