SUR LES COTES DU BRESIL
Le Brésil, situé presque entièrement dans la zone torride, côtc^ au sud de l’équateur, est soumis, en général, à la température propre aux petites latitudes. La chaleur, sur les côtes, y est souvent de ip°,88 de Réaumur ; mais on conçoit que certaines localités y ajoutent ou en diminuent. A San - Salvador , d’après un grand nombre d’observations faites dans les mois les plus chauds de l’année, c’est-àdire , de septembre en janvier , la moyenne dilatation du mercure a été trouvée , avant midi , de ip°,2o ; à midi, de 20°,44; et le soir, de ip°,6o. II y a parmi ces observations un assez grand nombre de 22°,ôo , 23°,
2 30, 30 ( vers midi ). A Rio de Janeiro , la température est encore , généralement, plus élevée, quoique cette ville soit beaucoup moins proche de l’équateur. Dans un pays aussi montueux, on ne peut, pour ainsi dire, taire un pas sans changer de climat; et les habitans de I intérieur , sans faire beaucoup de chemin, jouissent à leur gré de toutes les transitions de température qui , chez nous , ne se présentent que dans le cours d’une année entière. Dans les provinces méridionales , l’hiver est assez rigoureux : les gelées ne sont pas rares à Rio- Grande de San- Pedro , a Sainte- Catherine , et la neige y tombe quelquefois assez abon-
Saisons.
Saison sèche.
Saison pluvieuse.
damment, sur-tout dans les lieux élevés: la grêle y cause parfois aussi des ravages dans les plantations. Dans l’intérieur du pays, l’élévation du sol et l’éloignement de la mer donnent lieu à un plus grand développement des phénomènes qui caractérisent l’hiver.
On peut d’abord réduire à deux les saisons marquantes au Brésil : ce sont la saison de la sécheresse , et la saison des pluies , qui concordent, à-peu-près, avec la mousson du nord et la mousson du sud .
La saison sèche commence, sur toute la côte orientale d’Amérique , vers la fin de septembre, et se prolonge jusqu’en février. Pendant les cinq mois qu’elle dure , il tonne quelquefois, mais il pleut rarement, dans les orages, qui viennent presque toujours du nord à l’ouest : les années où il pleut dans ces cinq mois, sont considérées comme des exceptions fort rares.
Le reste de l’année comprend la saison pluvieuse , qui, toutefois, est bien loin de la remplir en entier, de manière à justifier ce nom. Les seuls mois qui le méritent sont mai, juin , juillet, août, et quelquefois septembre , sur la côte orientale. Celle du nord s’écarte un peu de cette loi ; les pluies y commencent généralement en janvier : le voisinage de l’équateur peut en rendre raison. La principale force des pluies y répond d’ailleurs aussi aux quatre mois de mai à celui d’août.
Au Brésil, comme en Europe, l’état du temps dépend donc de la position du soleil: le temps est beau et sec, quand le soleil est dans l’hémisphère du lieu ; la cause contraire produit l’effet opposé.
Les vents suivent aussi , à-peu-près , la même loi: chaque saison en a de plus fréquens qui lui semblent propres ,
Jusqu’à un certain point, et ils paraissent déterminés par les mêmes circonstances atmosphériques; mais aucun n’appartient exclusivement à chaque saison. Je traiterai plus loin de cet objet.
Les mauvais mois de la saison pluvieuse sont marqués par des brumes fréquentes , une humidité extrême , continuelle, et des pluies qui durent quelquefois dix et quinze jours de suite avec une grande abondance. On remarque qu’il pleut davantage dans les nouvelles et pleines lunes , que dans les autres phases.
C’est de ce temps de l’année que datent les maladies q,yonM^iVoi occasionnées par l’humidité : les chaleurs qui succèdent, en attribuc‘' favorisent le développement au lieu de l’atténuer , et l’on a observé que ces maladies sont d’autant plus graves et nombreuses , qu’il y a eu moins de tonnerre lors du passage du soleil à l’équinoxe. Elles consistent, principalement dans les baies et sur les côtes , en dyssenteries , en flux de mauvais caractère , qui , étant négligés , s’ils ne conduisent pas toujours à la mort , dégénèrent en obstructions , en tumeurs indolentes , ou autres affections chroniques, dont on ne peut se guérir qu’en changeant de climat.
Comme les chaleurs compliquent souvent ces maladies de fièvres billieuses , de rhumes opiniâtres [ constipacâos ] , on considère, dans certains endroits, la saison sèche comme la plus nuisible à la santé. Mais , à l’exception des contrées très - voisines de l’equateur , cela n est vrai que paice quelle succède à des circonstances de température opposées , et que, dans les climats chauds, toute transition trop brusque de cette espèce est dangereuse. Quand on a franchi la saison pluvieuse sans maladie, il est rare quon en éprouve dans la saison sèche. Celle - ci en détermine
Principaux symptômes delà dyssenterie au Brésil, et traitement qu'on loi oppose avec ic plus de succès.
aussi quelques-unes qui lui sont propres ; mais elles sont
peu nombreuses , et aucune n’est aussi redoutable que la dyssenterie.
Cette affection , qu on peut considérer comme réellement due au climat , est produite et entretenue par l’humidité, qui, lorsqu elle se prolonge, lui donne le plus souvent un caractère mortel. Le danger dont elle est pour les équipages européens , me porte à ajouter ici un mot sur les symptômes qui peuvent la faire reconnaître , et sur le traitetement et le régime qu’on lui oppose dans le pays. Cette digression, sans doute, est étrangère au titre de ce Mémoire ; mais j’espère qu’on l’excusera en faveur de son importance et de sa brièveté : les officiers de la marine sentent bien que ce qui intéresse la conservation des équipages , ne peut etre déplace à côté des renseignemens destinés à assurer le succès de la navigation.
La dyssenterie , sur la cote du Brésil , attaque de préférence les hommes dans la force de l’âge et d’un tempérament vigoureux. Lorsque le sujet y est prédisposé, l'invasion se fait avec une rapidité extreme; la fièvre, la dyssenterie, d-s douleurs atroces au cote droit , se manifestent en même temps ; l’inflammation du foie se déclare , et huit jours suffisent alors pour conduire de la parfaite santé à la mort un homme qui se voit ainsi foudroyé. Cette maladie frappe les équipages des batimens qui naviguent à petite distance des cotes , comme les habitans des côtes euxmemes. Les soins recherchés, les précautions les plus minutieuses que j ai fait prendre à bord des batimens de l’expédition , n’ayant pas entièrement réussi à en écarter ce fléau , je ne sais ce qu’il faudrait ajouter pour être plus heureux , si l’on y reste exposé.
Mais il est un moyen de sauver le s équipages qui pourront y recourir : c’est de les éloigner Je plus souvent possible des côtes où l’humidité règne , et de faire au large d’assez grandes pointes pour les soumettre complètement a qn air différent. L un des batimens de i’expédition , presque toujours hors de vue de terre, n’a point eu de malades ; l’autre, toujours attaché à la côte, a été moins heureux. Quand je pouvais m’écarter seulement deux ou trois jouis , il était rare que mes malades n’éprouvassent pas un soulagement marqué.
Le traitement médical consiste en vomitifs par l’ipécacuanha , et en purgatifs répétés presque jusqu’à l’excès. L’affaiblissement de l’irritation intestinale est la première indication ; le rétablissement des rapports entre les diverses voies doit être l’objet des premiers soins. L’opium produit les meilleurs effets : on conseille aussi l’usage de lavemens composés d’une cuillerée d’eau-de-vie , d’une cuillerée de dissolution de gomme arabique , et d’une quantité de laudanum proportionnée au sujet ; et les boissons astringentes et calmantes , telles que l’eau de riz , de fèves , une légère décoction de cacao. Le régime le plus sévère doit être a^ime. observé sur les aliinens , non-seulement durant la maladie, mais encore pendant toute la convalescence , qui est toujours fort longue et long-temps incertaine. L’abstinence de toute espèce de viandes doit être absolue; à peine devra-t-on permettre au malade le plus léger bouillon : toute sub tance animale lui serait pernicieuse.
Si la qualité des alimens doit être aussi soigneusement considérée , la quantité ne peut également l’être trop : elle ne saurait être trop petite long-temps , même après la plus parfaite convalescence , tant les viscères ont conservé de ten-
fiance à la faiblesse et à l'irritation. Je suis tenté de regarder comme un préservatif presque sûr contre cette maladie , I attention de ne jamais satisfaire entièrement son appétit.
La saison pluvieuse comprend à-peu-près ce qu’on nommerait en Europe l’hiver et le printemps : l’été et l'automne occupent la saison sèche ; c’est le temps de fa dernière croissance et de fa maturité des fruits. Mais ces divisions partielles ne sont apparentes que dans les provinces les plus méridionales. Depuis Rio de Janeiro jusq’au cap Saint- Rock , la végétation est presque toujours également active ; le printemps, l’été, l’automne et l’hiver, diffèrent peu entré eux; le froid ne se fait pas sentir, et les mois de pluies et de brumes sont réeJIemeut le temps de l’hiver, pour leur désagrément et leur insalubrité.
L>cs moussons.
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5wiciatuucm ueicrminee:
par les équinoxes. La mousson du sud règne de mars ei septembre; celle du nord s’étend de septembre en mars.
Les vents généraux de la première sont de l’est-sud-es
Vents de ia
mousson du sud ' i - •j'-'h e uo i C3l*àUU*Ci
"ndunoTseT au sud-sud-est ; ceux de la seconde sont de fest-nord-es rcnseîgnemens. nord-nord-est. IVlais ifs ne sont ainsi tranchés qu’ai large. Le voisinage de terre en trouble très* souvent la foi
^ o id. loi
ces^f Je *es variétés y sont on ne peut pas plus fréquentes. Pa exemple, sur cinq mois que j’ai passés à fa côte du Brési
pendant fa mousson du sud , je n’ai pas eu quarante jours de vents de I est-sud-est au sud-sud-est ; et d’un autre côté, les navigateurs familiers avec ces parages comptent toujours plus sur des vents d’est que sur d’autres, dans les mois d octobre, novembre et décembre, quoique ces mois appartiennent à fa mousson du nord : je f’ai également éprouvé. uMousson du Dans fa mousson du sud y plus on avance dans les latitudes méridionales, plus on trouve que les vents halent le
sud proche de la cote. Dans cette saison , depuis La go a dos Patos [le lac des Oies] , jusqu’au cap Frio , ils soufflent' quelquefois avec une grande violence du sud-est au sudouest. Ces ouragans se nomment pamveiros dans la rivière , ouragans qui
1 J lui sont pro-
de la P lata, où ils sont encore plus redoutables que dans prcs* le nord. Leurs pronostics sont les mêmes que ceux des coups de vent en Europe: si le soleil se couche environné de nuages très-brumeux, si les terres sont fort apparentes , et semblent, en s’éclaircissant spontanément, se rapprocher du spectateur, on peut s’attendre que les vents souffleront du sud au sud-ouest. Heureusement la durée de ces coups de vent est d’autant moins grande , que leur violence l’est davantage : quand ils sont furieux, il est rare qu’ils durent plus de quarante- huit heures. Leur force et leur durée diminuent à mesure qu’on va dans le nord. Quand les brises du sud-est au sud-ouest de la mousson du sud sont modérées , elles halent le large pendant le jour, et se rapprochent de terre pendant la nuit.
Dans les années très-pluvieuses , et dans les mois de Grains des
• • • * * r t a • t r* • T • Abrolhos.
mai, juin, juillet et août, on reçoit quelquefois des grains dangereux au voisinage et à l’est des Abrolhos ; les gens du pays les nomment œil-de-bœuf. Ce sont des nuages blancs et ronds de peu d’apparence, desquels il sort tout-à-coup des bouffées de la plus grande force. Ils viennent de l’est sud-est, ne sont qu’instantanés , mais causent, dit - on , souvent des accidens. ( Renseignemens des pratiques.)
Dès que les vents de la mousson du sud se rapprochent de l’est , le temps s’embellit toujours. C’est le contraire quand ils se halent vers l’ouest: la brume alors devient de plus en plus épaisse. Les vents de l’est-nord-est au nord-est sont l’état ordinaire dans toutes les mers tropicales : ce sont
Jes vents vraiment généraux, le cours naturel de I air. Les interruptions dans cet ordre de choses ne sont que des crises de peu de durée , dues seulement à quelques localités , et produites par quelques causes passagères , sur lesquelles le mouvement naturel de l’air tend sans cesse à prendre le dessus.
Les vents de la saison seche ou mousson du nord sont plus constans que ceux de l’autre saison , parce que , de l’est au nord-nord-est, ils sont les vents généraux mêmes. Leur force, presque constamment égale, est parfois assez grande pour obliger les bâtimens à des précautions ; mais le temps est presque toujours clair pendant qu’ils régnent. Quand ils ont une grande force, ils arrivent jusqu à la cote, et empêchent les brises de terre. Dans les autres circonstances , ces brises s’élèvent vers minuit , s étendent à trois ou quatre lieues au large, et durent ordinairement jusqu à
neuf ou dix heures du matin.
Les brises de terre sont communes à tous les ports de la cote du Brésil, depuis file Sainte-Catherine jusqu’au cap Saint-Roch. Mais elles ont plus ou moins de force et de régularité selon les lieux. Plus on approche de l’équateur, plus elles sont marquées. A Rio de Janeiro, elles sont déjà périodiques , et manquent rarement de s élever vers huit heures du soir, pour ne finir que dans la matinée du lendemain. Il en est de même de toutes les localités
à-peu-près pareilles.
Dans la mousson du nord , les brises de terre sont plus régulières que dans l’autre mousson ; parce qu’alors la réaction produite dans l’atmosphère par la fraîcheur des nuits sur la terre se répétant toutes les vingt-quatre heures, elle doit y produire aussi souvent les mêmes effets.
Dans fa mousson du sud , les brises de terre se confondent avec les vents du sud à 1 ouest-sud-ouest , qui régnent alors assez fréquemment, et elfes ne s’en distinguent plus. La terre, moins échauffée pendant le jour, plus imprégnée de pluie , éprouvé aussi un changement de température moins marqué durant fa nuit; et i équilibré de l’air, plus rarement troublé, n exige que de légères variations dans fes vents pour se maintenir ou se rétablir.
D après I expérience d’un an de séjour dans ce pays, et Les vents, dans fes renseignemens que j’ai recueillis , il peut être conclu deux moussons,
1 n’ont presque
que fa séparation des moussons , fa différence des vents qui rictl dc s tau... sont propres à chacune d’elfes , ne sont pas aussi tranchées, à beaucoup près, qu’on fe supposait généralement.
J’admets que l’ancienne opinion peut être exacte au large et jusqu’à six ou huit lieues des côtes ; mais , sur fes côtes mêmes , il est beaucoup plus vrai de dire que fes vents sont variables dans fes deux moussons, que d’en attribuer de particulières à f’une et à l’autre, comme on i’a fait jusqu’ici.
Les pratiques en conviennent ; mais ifs disent qu’autrefois fes choses n’étaient pas ainsi , que fes saisons étaient beaucoup plus marquées jadis; et ifs donnent pour preuve de cefa, qu’alors on regardait comme impossibles certaines navigations sur fa côte pendant certains temps de l’année , tandis qu’aujourd’hui fes moindres caboteurs luttent avec succès contre presque toutes les contrariétés du temps.
Ce n'est pas ici fe fieu d’examiner jusqu’à quel point cette opinion , qui n’est pas particulière au Brésil , est fondée.
II est sans doute très-probabfe aussi que fes perfectionnemens survenus dans fa navigation ont dû beaucoup en étendre fa carrière, et qu’il est arrrivé bien moins de chan-
gemèns dans la marche des éfémens que dans les moyens
Preuves de Jour instabilité.
Mousson dn sud.
fylousson du nofd.
de les vaincre. Mais, quelles que soient la réalité et la cause de ces changemens , on peut regarder comme certain qu immédiatement sur la côte du Brésil , c’est-à-dire, jusqu’à une distance de cinq à six lieues au large , les vents , en toute saison , permettent à un bâtiment qui a quelques qualités, et qui mettra à profit les variétés plus ou moins périodiques des brises (facilement reconnues par quelques jours d’observations ) , d’entreprendre avec succès toutes les navigations et tous les trajets.
Je compléterai la preuve de l’instabilité des vents dans les deux moussons au Brésil, par le résumé de deux tableaux que j’ai joints au rapport général de ma campagne. Chacun de ces tableaux présente les vents d’une saison, en les partageant en quatre classes seulement, pour abréger. Par le premier, qui renferme les observations de cent treize jours de la mousson du sud , et qui commence au 20 mai, 011 voit qu’il n’y a eu que trente-cinq jours de vents du sud à lest , c’est-à-dire, tels que la saison les faisait espérer d’après l'opinion établie; que pendant trente huit jours il a régné des vents du nord a l est qui semblaient n’appartenir qu’à la saison opposée ; qu’enfin il y a eu seize jours de vents du nord a l ouest , et vingt - trois jours de vents de l'ouest au sud .
Par le second tableau , consacré aux observations de cent cinquante-trois jours de la mousson du nord , et qui commence le 1 .er septembre , on trouve soixante-quinze jours de vents du sud a lest , sept jours de vents du nord a 1 ouest , six jours un quart de vents de l'ouest au sud , et seulement soixante-trois jours de vents du nord à lest, tels que, d’après l’opinion reçue, on devait les attendre dans cette saison. Il est impossible que de pareils résultats ne détruisent pas l’idée
qu’on se formait de ïa régularité des moussons k la côte du Brésil.
Ce que les vents permettent à fa navigation sur ces côtes , y est également permis par les courans: je ne les ai trouvés , à beaucoup près, ni aussi forts ni aussi invariables dans chaque saison, que j’avais dû m’y attendre. Les courans suivent les vents, k qui seuls , dans ces parages, ifs doivent leur force et leur direction; car if n’y a pas de rivières assez puissantes pour imprimer k fa mer un mouvement sensible , depuis file Sainte -Catherine jusqu’ a yMaranhan. Les vents donc étant souvent variables, les courans ne le sont pas moins. Leurs changemens sont d’autant plus prompts , que , dans ces mers chaudes, fes eaux, fort légères, obéissent k la première impulsion qui leur est donnée. Au bout de douze heures d’une brise un peu forte, on peut renwquer un courantdu même côté. A l’ouest du cap Saint-Roch , les courans augmentent : on en traitera quand on décrira cette partie de la côte.
Leur vitesse moyenne , d’après une suite presque infinie d’observations, peut être évaluée k cinq dixièmes de mille par heure dans les deux moussons; souvent elle est au-dessous, parement au-dessus, quelquefois nulle. Le second cas arrive seulement aux environs des parties de côte qui font quelque saillie , telles que f’île Saint-Sébastien , fe cap Frio , fes environs d'Olinde , fe cap Saint-Roch et autres semblables. En général , ils prolongent fa côte. Bien entendu que fes ports, fes baies, fes embouchures de rivières, plus ou moins assujettis aux marées ou autres courans particuliers , doivent être considérés k part : on fes décrira séparément.
Les courans , au Brésil, ne sont donc point un obstacle qu’on ne puisse surmonter ; et sous ce rapport, comme sous
Des courans à la cote est du Brésil, au sud du cap Saint- Roch,
Vitesse
moyenne des courans au sud de ce cap.