SOMMAIRE
$ te. Entretien des canaux. — 812. Principales opérations d'entretien.
Curages.
213. Causes d'alfération du profil. — #14. Moyen de diminuer los dépôts résullaut de l'aliméutation. — 815, Moyeas d'empêcher les talus de s'altérer. — #6. pur terresoments oûlnalon. — 417, Dragagee À La main, — ET muebines à draguer,
Faucardage.
#19. Yégétation aquatique, — 820. Procédés de coupe. — 821, Enlèvement des herbes. Époque des coupes. — 423, Coupe à s0e.
#23. Rôla iies plantations, — &26. Soins À dônner aux plantations, — 425. Ii dan contra la vent. — 828. Unité d'easence, — 827. Conpes complètes ot méthodique,
Chômages.
#38. Arantiges des chômages. — 829. Origine des chômages généraax. — #30, Tendance à la suppression des chômnges. — #31. Nécesaité de mesuros transitoires. — 832, Moyeus de faciliter les chômuges partiels. — 833. Les devront durer quelque temps encor. — 494, Époque à
les chômages généraux. — 835. Mosures admintstraliven con
. — #36. Simultnnéité ou échelsanement des ehd-
#37. fucouvéntents de l'échelonnement. — &38. Rôsumé. — #3,
. Procédés d'ouverture d'un chenal dos les
Matériel flottant, bateaux. — 844. Solidité des bateaux. — 845. Vitesse de de gagner du temps. — S4T. Exploitation par
SA. Causes d'altération du profil. — Les eaux d'alimenlation, animées d'une certaine vitesse dans les rigoles qui les transportent, demeurent presque stationnaires dans la cuvette du canal, et y laissent tomber les troubles dont elles étaient chargées. C'est un effet inévitable ; et, de ce chef, naît sur le fond ün certain dépôt, dont le maximum se trouve à la prise d'eau même, ét va en décroissant sur les quelques kilomètres qui suivent,
Celle cause d'altération du profil n’esl pas la seule. Au niveau normal des eaux, le batillage, l'onde formée par le passage des balcaux, l'action successive de l'air et de l'eau, amènent des érosions ; la lerre empruntée à la parlie supérieure des berges glisse jusqu'au plafond, et renforce le pied du talus, de telle sorte que, par ce double molif, le profil primitif se transforme en une courbe irrégulière, dans laquelle deux bateaux chargés qui se croisent ne trouvent plus une largeur suffisante au plafond, tandis que le Lirant d'eau, même au milieu, va sans cesse en diminuant.
Dans les courbes, l'effet s’accentue par le frottement du bord inférieur des bateaux, que le halage attire vers larive convexe, #tqui, dans la partie baute lorsqu'ils sont vides, dans la partie basse lorsqu'ils sont pleins, creusent sur le talus des sillons indéfiniment répétés qui en modifient l'inclinaison, toujours pour débilayer le haut et remblayer le fond.
De là nécessité de dragages périodiques, pour rendre à la. ciroulation l'espace qu'elle a perdu.
S14. Moyen de diminuer les dépôts résultant de l'alimentation, — Tout d'abord, pour diminuer autant que possible ces dragages, il convient d'adopter certaines mesures qui sont de nature à atténuer les dépôts formés par l'eau d'alimentation,
Ainsi, on ne fera pas déboucher directement la rigole alimentaire dans le canal, mais dans un élargissement formant, hors de la cuvette, une sorte de bassin de dépôt où s'effectuera Îa première épuralion. L'alimentalion n'étant jamais constante,
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> on coupait par une petite banquette on des talus, un pou au-dessous du nivoau de l'eau. elle LEE ie eee a besoin parfois d'être re- 3, que les talus qui l'avoisinent, sur quelques décis. On y place alors, soit un perré en pierre sèche, soit clayonnages. La pousse des clayons v’est pas 1 root parce qu les racines, ns développant, consolident Je sol; tandis que la navigation n'est pas arrêtée par los “branches, si l'on prend la précaution de les couper aussitôt ) me assez longues pour géner le halago. Dans ordre d'idées, il est évident qu'il faut favoriser plutôt la végétation aquatique qui se produit spontanésur celle partie du profil, les roseaux par exemple, puis | remplissent le même rôle protecteur. On se borne à les aussitôt que leur développement devient gênant, , l'attaque des talus convexes par les bateaux ne s'évite pas, mais.s'alténue par l'adoption de courbes à grand rayon, … si faire so peut, ou par des élargissements bien accusés là où - Jo tracé exige uno forte courburo.
«Quand la circulation est très importante, et la voie d'eau sans largeur, on peut avoir recours à des consolidations locales artifieielles, qui ménagent mieux l'espace disponible; il ne sera pas inutile de faire connaître ce qui a été fuit, sous co | rapport, sur les voies navigables du Nord et du Pas-de-Calais pour prévenir les dégradations de canaux anciens et très fré-
nie ‘on le voit, le perré, incliné à 43e, est fondé un peu ous du niveau normal, et s'appuie sur un chapeau tricé en bois que supportent des piquets en chène. Le pa-
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LES eus La désa ee est de 42 fr. DEN berge
MM. les ingénieurs ont constaté que la Honiatics
rer Le chapeuu triangulaire placé sur la
est vrai, l'exécution d'un travail ré-
gu aa de de pointes dans du bois debout, ila
été plusieurs points poussé en avant et paraît n'avoir pas toute la solidité désirable. On préfère aujourd'hui lui subs
tuer un madrieren pilch-pine incliné à 45°, reportant mieux
% pieux le poids du perré. Le prix est sensiblement le
mème. Ceue disposition a ét& appliquée aux canaux de Dun-
korque, avec un perré maçonné en moellons non apparcillés ;
‘elle est représentée dans la figure ci-jointe.
Sur le canal de la Deule, à défaut de moellons, on à ou recours à un perré en briques maçonnées de 0,22 d'épaisseur séulement, ce qui a abaissé le prix à 9 fr. On estime toutefois que ce genre de revètement exige un peu plus d'entrefhss les coups de gaffe des mariniers pouvant briser les
Sur les canaux de Dunkerque, creusés dans un sable fluide, Free tendance à couler au-dessous du coffrage un vide s'y produisait, les perrés ne tarderaient pas à s'affais- … ser. On évite les accidents de ce genre en formant la risberme de marne menue, appelée caplain dans le pays, que l'on jette on ayant da porré. 7 n dé défense, à l'aide de pierres cassées répandues …. sur le dalus attaqué, a élé aussi employée avec succès aux … canaux du Centre et du Berry,
abatiages « méthodique, Ü
x mariniers, qui suivent avec intérêt ces lo choïx deleurs houros de passage, de repas les circonstances du moment, 11 va sans tion entraine un ordro à pou près ana-
ation des arbres, et exige par suite que l'on Je moment où l’on plante,
Chômages.
chomages. — Le besoin de répn-
des Mauve d'uo canal maintenu constamment
ormal, ne pout en général s'apprécior que par
0 at ce Lauand lé: mal a déj. pris ua notable développe
est impossible, d'ailleurs, de prévenir les accidents
ut les parties qui ne font que menacer, puisqu'on
tandis qu'en Vidant le canal on peut suivre et
ï, remédier à ce qui souffre et faire commodé-
uement el vite, tout ce que réclame un bon
sn Rrsre de l'écluse ; ken résulte des entraînant avarie et des retards pour
on ngira sagement, par suile, au pointde vue
n refusant le passage à tout bateau qui n'est
en diat. Nous aurons à revenir sur ce sujel en parlant
ÉRIELAr poli do la navigation ris était utile, à des bateaux eux-mêmes de faire ressortir l'inconvénient
qua quid rapprochent trop des dimensions des écluses 1 canal, et qu'une usuré mème faible peut amener à intet- Ja navigation.
se de marche, — Demander de la vitesse aux
montre que la résistance du liquide està peu près
nelle au carré de la vitesse, loutes choses égales
etil s'ensuit qu'une vitesse double oxige un effort
n quadruple. Si l'on ajoute. d'ailleurs, au temps du
, celui que fait perdre le passage des écluses, on
ne vitesse double est loin d'économiser la moitié du
de telle sorte que, généralement, celte accélération nt acquise pour êlre recherchée.
espérer, il est vrai, ffnant les formes du
une traction plus avantageuse: mais on sail
formes fines diminuent {rès notablement la capacilé,
‘le rapport du tonnage ulile au déplaceme: c'est
radiers des passages rétrécis, sur le curage et le faucardela ‘cuvette, qui ont aussi sur la vitesse des bateaux LE marquées. Nous nous bornerons à cons- ‘inter que tous ces divers soins, que nous avons recommanpe ee pas seulement pour but de prévenir une interà la longne, mais favorisent encore de In
À plus de rapidité sans augmentation de dépense. Or, c'est à Je véritable désideratum en matière de vitesse.
SA47. Exploitation par bateaux à vapeur. — Dans | tout ce qui précède, nous nous sommes préoccupé beaucoup plus dos bateaux ordinaires que des batoaux à vapeur. C’est "que, dans l'état actuel des molours et des transports indus- Ariels, les batoaux à vapeur ne constituent encore qu'une Arès infime minorité dans la flotte intérieure. Les transports qu'ils ifecluent ont besoin, pour ne pas être trop chers, de se Mrouver dans des conditions spéciales que les canaux présentent rarement; il faut qu'ils soient assurés d’un travail à pleine charge avec fret en retour, pendant toute l'année, et
… encore n'est-il pas certain que sur les canaux à biefs très courts “la spéculation soit fructueuse. Pour le moment, nous dirons
- de la navigation à vapeur ce que nous disions tout à l'heure
- de la marche rapide : nous ne contestons pas les avantages de “ce mode de locomotion des bateaux; mais, sur les canaux, Hdus craignons que cos avantages ne soient trop chèrement “icquis par l'accroissement du prix du fret qu'ils entraînent.
… Dispositions destinées à faciliter l'embsrquemont etle débarquement des marchandises.
| S48, Inconvénients de l'état de choses actuel, — “Ici, nous devons le reconnaitre, il reste beaucoup à faire, ot
Île appartient chaque bateau; à égalité de de 1
à voyageurs prennent le pas sur les autres, puis
it ceux qui naviguent pour le service de l'État ou les
x de navigation; puis enfin les bateaux daservice régu=
D dont la marche est facultative. Ce Le en ‘exercer qu'en plein bief, c'est-à-dire à une dislance qui n'est jamais inférieure à cent mètres des passages rétrécis. Un poteau indique, aux abords des rétrécissements, le point extrême où cesse le droit de trématage, eL où:par suite les bateaux doivent prendre la file, même quand celta file, déjà formée, les arrête avant qu'ils soient parvenus au po- teau limite.
. C'est dans ce même ordre, au poteau limite, que se règle le passage aux écluses et aux ponts mobiles. Toutefois, il a 66 fait exception pour les bateaux à vapeur isolés auxquels on a donné Le droit de passer avant les bateaux qui attendent leur Hour en dehors du poteau limite. L'Administration a eru de voir leur accorder cette faveur, afin d'aider au dévelo;
d'un mode de navigation trop peu suivi. Elle a réservé en outre les cas exceptionnels, pour lesquels les conducteurs de batoaux sont tenus d'être munis d'autorisations spéciales et ‘individuelles Aélivrées por l'Ingénieur en chef, et qui doivent Être représentées à loute réquisilion.
On est forcé de convenir qu'il y a matière à bien des discussions dans cet ensemble de mesures; mais il est difficile qu'il “en soit autrement, quand on veut concilier une règle stricte la liberté de circulation. Les dispositions que nous ve- - nons d'énumérer n'en sont pas moins celles que l'expérience montgf être les moins imparfaites; el comme avant tout il tune décision, il est stipulé qu'en cas de contestation les “conducteurs de bateaux sont Lenus de se conformer aux ordres
| D éntamuge ou de lout autre agent de la navigation, pour la du |