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Le diagnostic de grossesse extra-utérine est porté. On propose opération, le malade refuse. Un mois plus tard, elle meurt krusquement de syncope.
— Wallichs (Revue d'Obslétrique et de Pédiatrie, septembre 1895), cite le Professeur Pinard qui diagnostique une grossesse tubaire. L'intervention proposée fut refusée. Un soir, en arrivant à l'opéra, la malade ressentit une douleur abdorminale, et mourut en quelques instants, présentant tous les Symptômes d’une hémorragie interne.
— Walter Behase (Brook med. J. 1895, cité par Choyau, thèse de Paris 1896). Femme 35 ans, 7 enfants. Tumeür du volume d’un utérus de trois mois dans le ligament large. Opération refusée. Le 1* novembre, crise à quatre heures, mort à huit heures. Abdomen plein de sang.
On voit donc la nécessité de l'intervention immédiate, lorsque le diagnostic est posé. Si pour une raison qui ne dépend pas de la volonté du chirurgien, la laparotomie doit être retardée de quelques heures ou d’un ou deux jours, la malade doit être surveillée de très près, être hospitalisée immédiatement, tout doit être organisé en vue d’une opération d'urgence à la moindre alerte.
Dans la thèse de Cestan, sur quarante-une laparatomies pour grossesses tubaires non rompues, nous relevons trente-neuf guérisons. Il est donc préférable de prévenir la rupture. Connaissons-nous, d’ailleurs, l'issue de ces ruptures ? Peut-on connaître la fréquence de l’enkystement ? Si nous consultons les auteurs de 1850 à 1870, on croirait que lenkystement est un fait habituel ; d'autre part, Lawson Tait, Auguste Martin, Veit, considèrent plutôt l’épanchement non enkysté, comme se rencontrant dans la majorité des cas. Binaud (Fhèse de Bordeaux 1892), a renoncé, pour ses observations, à dresser un tableau statistique. En effet, dans la plupart des observations, on se contente de dire, qu’il y avait beaucoup de caillots à Pautopsie, sañs s’occuper s’il y avait enkystement ou tendance à ce processus. N'oublions pas, de plus, que de nos jours
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on interne beaucoup plus tôt qu’autrefois, dans les heures qui suivent immédiatement la rupture, car le traitement médical (sérum, transfusion du sang), accompagnent et ne précède pas la laparatomie, de sorte qu’on ignore si l’hémorragie se serait arrêtée. Ce que l’on peut dire, c’est que les hématocèles volumineuses, sont plus frcquentes qu'on ne l'avait supposé il y à une qua rantaine d'années, le chirurgien, aujourd’hui, familiarisé avec ces formes-là, étant beaucoup plus souvent qu'autrefois appelé à intervenir.
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