‹ Nécessités d'un Retour à la TerreChapitre 7 sur 49 · EN ITALIE · texte numérisé non relu

EN ITALIE

En Italie, le mouvement agraire se manifesta surtout en Toscane, sous l'impulsion des Médicis (22). Là, comme

(20) En 1771, 7.000 jeunes filles polonaises furent enlevées pour être mariées à des grenadiers poméraniens et les parents furent contraints de fournir — à titre de dot -— quelques têtes de bétail.

(21) Tous ces détails sont empruntés au chap. VII du Travail de l'Europe moderne par G. Renard et G. Weulersse, Paris, Alcan, 1920.

at” Cf. Georges Renard, Histoire du Travail à Florence, 2 vol, Paris,

dans toute la Péninsule, l’agriculture avait été abandonnée à elle-même et le paysan était accablé de servitudes et de charges. A la fin du xvin* siècle, le patriciat urbain retourna à la terre et lui apporta les capitaux et les méthodes qui lui manquaient. Un jardin botanique fut créé à Florence ; en 1753, se fonda la société des GEORGOFILI, véritable académie d’agriculture dont le chef était le premier ecclésiastique et les membres les plus hauts nobles de Toscane et qui prépara une agronomie nouvelle. La politique d’assainissement des terres, pratiquée un siècle avant, fut reprise par les souverains. Ils sécularisèrent nombre de domaines ecclésiastiques, restreignirent l'usage des fideicommis et des majorats, s’attachèrent à « mobiliser » la propriété foncière. Les paysans furent délivrés de beaucoup de servitudes seigneuriales et communautaires et leur condition s’améliora. L’agronomie toscane — riche de l'observation antique et des leçons d’une expérience raffinée devançant le temps (23) — favorisa une production agricole variée et abondante.

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