‹ Necker économisteChapitre 17 sur 87 · Académie, p. 23. — Lausanne, 200. — Staël · texte numérisé non relu

Académie, p. 23. — Lausanne, 200. — Staël

remarquer celle expression de Necker, L'administrateur

éternel. Elle est bizarre, mais elle marque seulement la haute idée que l'auteur se faisait de l'administration. Necker, comme on le verra plus loin, a toujours été un croyant, et plus qu'un simple croyant.

Necker loue ensuite Golbert d'avoir diminué considérablement les impôts sur les terres et principalement les tailles qui affectent les cultivateurs les plus pauvres, d'avoir tempéré la rigueur des saisies et désiré de fixer l'impôt d'une manière invariable, en le proportionnant à la terre, par un cadastre général. Il le loue d'avoir réparé et ouvert des routes, des canaux et fait remarquer que ce n'est point lui qui imagina d'y subvenir par des corvées : et à ce propos Necker fait la critique de la corvée. Il le loue encore d'avoir supprimé maintes charges vénales qui attiraient à Paris tout l'argent du royaume, diminué les profits des affaires de finances, « fixé d'une manière positive les droits d'une quantité de créances publiques acquises abusivement, et qui se négociaient à des prix proportionnés, assuré le paiement des intérêts avec tant de sagesse, qu'on ne demanda plus, en trafiquant ces créances, le prix du péril qu'on y croyait attaché (1). »

Tous ces arrangements firent baisser rapidement le prix de l'argent. Les capitalistes, las d'attendre inutilement des placements usuraires, dirigèrent une partie de leurs moyens vers le commerce et vers les campagnes, et les propriétaires trouvèrent à emprunter à des prix modérés. « Voilà pourtant, dit Necker, ce qu'a fait pour l'agriculture ce Golbert

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