‹ Necker économisteChapitre 25 sur 87 · Académie, p.7'i : Lausanne, *2i7 ; Staël · texte numérisé non relu

Académie, p.7'i : Lausanne, *2i7 ; Staël

aux manufactures et au commerce desquelles on ne saurait tirer grand parti. La fin seulement présente quelques propositions intéressantes, relatives à la théorie du commerce et à celle des richesses. Necker, d'ailleurs, se place toujours à son point de vue étroitement national.

« Si une pièce de drap vaut 30 septiers de bled dans un pays, et 35 dans un autre, ou seulement si elle en vaut 30 dans un temps et 31 dans un autre, on voit que, dans l'hypothèse la plus simple, la science du négociant contribue à augmenter la population ou la richesse ; et ce que je dis du troc d'un objet d'industrie contre les subsistances, s'applique également à d'autres échanges.

» On a voulu détruire cette vérité dans des livres modernes, sur le fondemeut que le négociant combat avec la même activité pour son intérêt contre ses compatriotes et contre les étrangers ; cela est sûr. Mais il n'en est pas moins vrai qu'en même temps qu'il désire d'acheter à bon marché chez lui, il veut vendre cher aux étrangers ; et que lorsqu'il cherche à tirer un haut prix des marchandises étrangères, il avoit auparavant appliqué tous ses soins à les obtenir à bon marché Ainsi, quoique son intelligence travaille pour ses intérêts envers et contre tous, il n'est pas moins vrai qu'en les soignant, il favorise ceux de son pays. Ce bienfait n'est pas l'effet de la volonté des négocians, mais le résultat de leur convenance, et ce sont les bienfaits de la meilleure espèce dans l'ordre social (I). » Necker revient alors sur sa théorie des richesses, de leur

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