I. Académie, p. 131. — Lausanne, p. 310; — Staël, p
quoiqu'il fut jaloux de multiplier eu France toute espèce de manufactures; mais, depuis cette époque, toutes ces proportions ont changé. Les toiles des Indes ont coûté beaucoup plus à la France, tant par la hausse du prix de la main-d'œuvre que par les vexations exercées parles souverains du pays et par les grandes dépenses de guerre et de souveraineté que ces élablisscments ont occasionnées ; dès lors l'économie politique ne peut plus conseiller ce commerce ; il seroit préférable de favoriser en France l'établissement de ces manufactures et de quelques autres semblables, en prohibant celles des étrangers, mais si d'autres considérations importantes excitoient la France à conserver des établissements dans un pays où d'autres nations en possèdent de très considérables, alors le commerce cesseroit d'être le motif principal ; mais il deviendroit l'adoucissement d'un malheur politique, et c'est peut être la manière d'envisager aujourdhui cet objet (1). »
Une rubrique suivante nous fixe sur les rapports réciproques des Notes et de Y Éloge. Cette rubrique est ainsi conçue : « Compagnie exclusive pour le commerce des Indes et de la Chine ». Voici tout ce qu'elle renferme : « Voyez- Y Éloge de Colberl, page 39 ».
Le dernier sujet que les Notes traitent est le luxe. A propos du sort des salariés, meilleur en Angleterre que ne le comporterait le principe que les propriétaires font toujours la loi, Necker l'explique par des raisons politiques. Cette différence tient à une circonstance particulière à l'Angleterre ; c'est que le peuple y est propriétaire d'une