Blennerhassett, I,p
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tingue pas seulement par son dédain des principes nonveaux, mais encore plus peut -être par son défaut de principes. Il y a une opposition de méthode entre la logique a priori et l'inflexibilité mathématique de la plupart des physiocrates, et le constant opportunisme de Necker. Ces critiques n'allaient pas tarder d'ailleurs à trouver une occasion de s'exercer encore.
A peine Y Éloge avait-il paru, que le diplomate genevois commençait, en effet, uue publication d'une plus grande étendue : son traité Sur la Législation et le Commerce des grains, qui sortit des presses moins de deux ans après. C'est le grand ouvrage économique de Necker, du moins quant au nombre des pages ; mais avant d'entreprendre l'analyse de ce livre, il faut expliquer pourquoi Necker a choisi un tel sujet. Il est nécessaire pour comprendre ce choix, de se rappeler l'importance de la question au moment où le livre fut écrit, et les nombreux ouvrages et mémoires qui avaient déjà paru sur ce sujet.