‹ Necker économisteChapitre 40 sur 87 · Weulersse, Mouvement physéàcratiqmet, 1. p. 481 et bot · texte numérisé non relu

Weulersse, Mouvement physéàcratiqmet, 1. p. 481 et bot

de Necker, qui regarde la concurrence des travailleurs comme devant toujours abaisser le salaire au minimum, sans enchérissement possible.

Les impôts sur la circulation équivalent à des taxes de consommation, ils diminuent le bon prix. Quesnay demande au gouvernement d' « abolir ou modérer les droits excessifs de rivière et de péage ; ils détruisent les revenus des provinces éloignées, où les denrées ne peuvent être commerçables que par de longs transports. » En 1708, Baudeau réclame aussi l'abolition « des droits d'entrée et de sortie, des péages et autres exactions de cette sorte, levés sous quelque prétexte et au profit de qui que ce soit ». Les seigneurs qui possèdent de tels droits « se rendroient illustres et deviendroient cent fois plus chers, cent fois plus respectables à la nation, s'ils en faisoient le sacrifice ».

Ces impôts sont d'ailleurs un avantage illusoire pour le gouvernement. Baudeau (!) le dit expressément : « Si la cupidité retenoit encore quelques-uns de ces exacteurs, ou si la crainte de diminuer le revenu royal pouvoit empêcher de détruire les péages et les douanes, nous devons avertir qu'elle perd cent ftrs plus qu'elle ne gagne à gêner le coin merce des blés. Le bon prix des grains, leur valeur presque uniforme assurée par la liberté, augmenteront tous les baux à ferme, toutes les ventes de fonds, tous les droits seigneuriaux et royaux qui en sont la suite : et on n'a qu'à calculer ici si ce n'est pas une très grande et très avantageuse compensation. »

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