Éphémérides, janvier 1768, p
Les économistes réclament, pour faciliter la circulation, la mise en élatdes chaussées, l'établissement de nouveaux canaux.
Liberté d'acheter, liberté de vendre, liberté de faire circuler, liberté de constituer des magasins, si considérables qu'ils soient, tels sont, disent les économistes, les vrais moyens d'égaliser les prix et d'empêcher les disettes. Plus de greniers publics, qui nuisent aux vendeurs, plus de commissionnaires, ni de monopoles officieux ; encore moins de ces permissions particulières de faire circuler et d'exporter qui. vendues parles bureaux ou procurées par des protec tions puissantes, donnaient lieu aux spéculations les plus abusives.
Les économistes et Quesnay, dès ses premiers articles, revendiquaient avec la même énergie la liberté d'exportation : « Tel est le débit, telle est la reproduction n Weulersse nous cite (I, p. 546) une série d'auteurs qui sont sur ce point de l'opinion des physiocrates. Quesnay pensait que la production pourrait augmenter ainsi de vingt à trente millions de setiers. Cette opinion aussi était assez générale en dehors de l'Ecole (1). On proposait même d'établir des primes h l'exportation, regardant celles établies depuis 1689 par l'Angleterre comme la cause qui avait changé la face de ce royaume et appris l'art de cultiver. C'était l'opinion de Melon, de Du pin, de Herbert, de Dangeul, de Goudar, de Marcandier (2).
Quant à l'importation, elle doit être libre et franche