‹ Necker économisteChapitre 5 sur 87 · Marmontel. Mémoires. Œuvres complètes, t. 1. p · texte numérisé non relu

Marmontel. Mémoires. Œuvres complètes, t. 1. p

prenait chaque jour «avantage, une importance qui le disputait à celle du mouvement philosophique, et les physiocrates taisaient autant de bruit que l' Encyclopédie.

L'Essai sur la nature du commerce, de Canlillon, avait paru en 1755. Les débuts de Quesnay, articles Fermiers et Grains de V Encyclopédie de Diderot et d'Alembert datent de 1756 et 1757 ; le Tableau économique avait été imprime, mais non publié, en 1758. k partir de ce moment les publications économiques se succédaient avec rapidité, presque toutes portant l'empreinte de l'école physiocratique. Voici les principales dans l'ordre chronologique:

1758. Morellet, Avantages de la libre fabrication des

toiles peintes.

,760. - Mirabeau, Théorie de l'impôt; Lettres sur les corvées ; Tableau économique.

1763. Mirabeau, Philosophie rurale.

1764 - Baudeau, Sur le commerce d'Orient et la Compagnie des Indes. -Morellet,/^™, (à M.de Malesbcrbes) sur la police des grains.

l76&. Du Pont (de Nemours) commence la publication du Journal de l'Agriculture, du Commerce et des Finances. La même année, Baudeau et Mirabeau font paraître les Éphémérides du Citoyen qui passent à Du Pont

deTSemours en 1768.

l766. Turgot, Réflexions sur la formation et la distribution des richesses (dans Éphémérides).

1767 - Mercier de la Rivière, l'Ordre naturel. La même année, Mirabeau fonde ses dîners du mardi,rendez, yous des économistes.

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1768. — Mirabeau, Lettres sur le commerce des grains, — Baudeau, Lettres sur les vingtièmes.

1769. — Mirabeau, les Économiques. — Morellet, Mémoire sur la situation actuelle de la Compagnie des Indes.

Le Mémoire de Morellet fut l'occasion des premiers débuts de Necker comme écrivain et comme économiste. Devenu par la faveur de Ghoiseul un des administrateurs de la Compagnie des Indes, Necker avait lu en 1764 à l'Assemblée de la Compagnie (1) un Mémoire où il préconisait un ensemble de réformes, capable d'après lui de sauver la Compagnie, dont la ruine était à peu près imminente par suite des dépenses de guerre et de la perte de l'Inde (2).

En 1765 il fut nommé syndic, mais les mesures préconisées ne purent remédier à la situation. Leur plus clair résultat fut d'attirer l'attention sur Necker.

i. Dans la Correspondance littéraire du 15 juillet 1764 (éd. Fume, 1829, p. 22), Grimm dit : « M. Necker, de Genève, chef d'une des plus fortes maisons de banque de Paris, a lu à la dernière assemblée

générale de la Compagnie des Indes un Mémoire Ce Mémoire, qui

a été imprimé, trace le nouveau plan d'administration sur lequel la Compagnie se propose de continuer son commerce... M. Necker est un homme de beaucoup d'esprit et de mérite. En crayonnant, à la fin de ce Mémoire, le tableau du véritable négociant, il a fait, sans le savoir, son propre portrait. »

Je n'ai pas pu me procurer ce Mémoire, et il n'a pas été reproduit dans les diverses éditions d'OEuvres de Necker. Le portrait du parfait négociant est très souvent mentionné dans des ouvrages, sur la foi desquels on serait tenté de le chercher dans le Mémoire de 1709. ou même dans Y Éloge de Colbert.

Sur les efforts ultérieurs de Necker pour relever la Compagnie, jusqu'à son Mémoire de 1769, voyez la même Correspondance, 15 avril 1709 (éd. Furne, t. VI, p. 237).

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